La radicalité, une escroquerie intellectuelle

La radicalité est le fait de professer une opinion, présentée comme une certitude et avancée en ukase pour faire la base de sa pensée.

En général elle sert à cibler une communauté, un groupe de personnes  pour la dévaloriser relativement à celle à laquelle on appartient.

Les exemples sont nombreux :

Les juifs sont cupides et cherchent à détruire le pays dans lequel ils vivent.

Les migrants sont des délinquants et des profiteurs des aides sociales (en oubliant que 98% de la population Israélienne est composée de migrants, que les colonisations Française, Anglaises, Espagnoles … sont le fait de migrants Européen ayant migré vers les états unis, l’Afrique, L’Asie …)

La gauche est le diable qui ruine le pays et présente un justice laxiste

Les patrons sont des salauds qui exploitent les ouvriers

Le parti communiste soviétique fait le bonheur du peuple

On pourrait égrener à l’infini ces poncif porté en ukase par certains groupes. Ils sont tous construit selon le même processus

  1. On choisit comme bouc émissaire , à une situation ambiante insatisfaisante, une cible plutôt mal définie, ce qui complique la contre argumentation. Argumenter contre un fait précis et beaucoup plus simple que contre des idées sans formes définies.
  2. On attribue à l’ensemble des individus constituant le groupe un élément, comportement pouvant avoir été observé chez certains individus du groupe cible
  3. On ostracise tout le groupe à partir du poncif développé comme plus haut. La généralisation de l’élément discriminatoire confine au groupe cible un caractère déplaisant voire dangereux.
  4. En le présentant comme un ukase on justifie de ce fait une attitude discriminatoire, hostile, présentée comme un défense héroïque de la société. Cela peut aller du mépris, au dénigrement, à l’écartement social, la spoliation … voire plus

L’escroquerie intellectuelle vient évidement de l’extrapolation de cas particulier à l’ensemble du groupe visé, ce qui a pour effet de maximiser la nuisance pour en faire un danger contre lequel on doit se battre.

La radicalité c’est, de fait, un raisonnement sain et logique construit sur une analyse, donc une hypothèse fausse. Prenons un exemple, un peu simpliste, mais représentatif avec le radicalisme nazi.

  1. Supposons dans les année 30 un Allemand élevé dans un milieu pro nazi, après le désastre de la république de Weimar, baigné de tout coté par une propagande pro Allemande et anti Juive. Il est imprégné de l’idée que les Juifs … ou plus profondément : le Juif est cupide, avaricieux, qu’il accapare par la malhonnête des biens qui devraient revenir aux citoyens Allemands. IL gangrène la société Allemande et représente un danger de contagion mortifère. Il est le « bouc émissaire » des difficultés de l’Allemagne.
  2. On ne peut logiquement que mépriser cette population délétère et tout comportement de  rejet lui est naturel
  3. Interdire à cette population d’accéder à toute position dans des fonctions citoyenne est une évidence devant le danger qu’elle représente
  4. Spolier les Juifs des biens qu’ils ont  acquis frauduleusement n’est qu’un simple acte de justice, une restitution.
  5. Pour éviter toute contamination ont doit, comme pour les pestiférés,  isoler les  Juifs et la mise en place de ghettos n’est qu’un acte de salut public.
  6. Quand les ghettos deviennent trop lourds en ville l’exportation des Juifs dans des camps dit de concentration devient une simple nécessité administrative pleine de bon sens
  7. Une fois à la tête de dizaines de ces camps peuplés de plusieurs millions de personnes la question se pose de quoi en faire. On ne peut les « stocker » indéfiniment, cela n’a aucun sens et aucun avenir
  8. S’impose alors la « solution finale » qui est de les exterminer puisque de toute façon ils sont destinés à mourir sur place.
  9. D’où la mise en place de solution d’extermination de masse dans des chambres à gaz. Comme on ne peut indéfiniment entasser des millions de cadavres la solution du « four crématoire » et de loin la meilleures.

Tout repose sur une analyse biaisée, posée en ukase, voire en croyance. Bien sûr il a surement existé des Juifs usuriers ou peu recommandables, mais la radicalisation, qui réside dans la généralisation de cas particuliers attribués à l’ensemble d’une population servant de « boucs émissaires » aux difficultés ambiantes, constitue l’escroquerie intellectuelle qui justifie la punition collective qui s’en suit.

Quand la dé radicalisation porte sur des discours moralisateurs vantant le bien contre le mal, elle est simplement stérile car inaudible aux radicalisés Ce qu’il faut absolument c’est démonter le « mythe créateur » de la radicalisation, les poncifs de base, les fausses croyances. On ne peut agir sur les conséquences de ces erreurs car elles sont elle inattaquables dans leur impitoyable logique.

Il faut attaquer l’erreur là ou elle se produit et non là ou elle n’est pas.

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