Il circule en ce moment une pétition contre la loi Duplomb, qui vise essentiellement la ré autorisation de l’Acétamipride pour nos agriculteur.
Je ne me pencherai pas sur le fond car je n’ai aucune capacité ni autorité pour débattre de ce problème complexe. Je parlerai simplement de la forme
Pour résumer mes connaissances, cet insecticide de la famille des néonicotinoide, utilisé librement sur tous le continent et dans l’Europe pourrai voir son usage de nouveau autorisé en France. Son action est d’attaquer le système nerveux des insectes pour les éradiquer. Il est fortement soupçonné d’avoir un effet délétère sur des insectes utiles comme les abeilles, et par amalgame de pouvoir atteindre les humains. Ce dernier point n’a, à ce jour, reçu aucune validation scientifique.
D’autre part les agriculteurs, en première ligna pour les effets négatifs estiment que certaines culture (Noisettes, Noix, Betterave … pourraient, faute de rendement suffisant, perdrent toute compétitivité sur le marché et les mettre en situation de faillite.
IL est très difficile de se faire une opinion car les « pro » et les « con » avancent tous des arguments plus affectifs que rationnels, sans nuances, et surtout sans véritable crédibilité. Quelques réflexions me viennent à l’esprit
- Dans tout ce monde qui utilise l’Acétamipride assiste-t-on à une cacade de mort du cancer, à la mortalité anormale des abeilles, à des malformations infantiles qui pourraient être directement liés à cet usage.
- Nous importons des grandes quantité de miel (plus ou moins trafiqué) de pays ou les abeilles semblent supporter ces traitements, et les moins fortunés d’entre nous consomment ce miel depuis des années, faute de pouvoir payer notre miel local trop onéreux
- Pour les noisettes, 95% de notre consommation est importée (notamment de Turquie) pour des raisons évidente de cout. L’Acétamipride fait donc déjà partie de notre consommation (via le chocolat, les glaces, les pâtisseries …)
- S’il est certain que nos cultivateur de betteraves et de noisette subissent les ravages de nuisibles, il n’est pas évident que toutes nos ruches soient situées à proximité de ces cultures. Quel est le pourcentage de ruches impactées par ce pesticide, mystère ? Mettre en difficulté nos agriculteurs veut dire importer encore plus de denrées produites dans des conditions non conforme à nos réglementations. Il faudrait alors interdire toute importation en provenance de pays – Europe y comprise – qui autorisent cet insecticide. Mais alors « quid de l’Europe ? »
En vertu du principe de précaution, compte-tenu des risques, sinon avérés, mais du moins potentiels pour les humains l’Acetamipride devrait être proscrit
En vertu du principe de prcaution, compte-tenu du risque pour l’agriculture Française, l’Acétamipride devrait être utilisé.
Conclusion
1,5 million de personnes ont signés cette pétition. Je doutes que tous soient plus informé que moi de la situation pour préconiser spontanément leur solution. Ce genre de consultation et le reflet flagrant de la tendance populiste actuelle.
Si en 1925 quand Heisenberg a énoncé son principe d’incertitude dans la mécanique quantique on avait soumis ce principe à consultation populaire il aurait été rejeté (puisque même Einstein aurait voté contre !) et la théorie quantique aurait été abandonnée. Le principe de s’en remettre à la décision de personnes incompétentes en la matière, aussi démocratique qu’elle puisse être, est une ineptie. Pour construire un mur on demande à un maçon, pour une opération on s’adresse à un chirurgien. A chacun ses compétences et ses responsabilité.
Demander un choix difficile à qui n’a pas les compétences pour choisir est une escroquerie intellectuelle, cela sclérose le débat autour des grands stéréotypes qui flottent dans l’air ambiant et de quelques arguments simplificateurs, ce qui empêche de chercher les bonnes solutions. Sous couvert de démocratie on pratique le plus vilain des populisme.
On a vu durant le covid nos compatriotes céder aux chants d’influenceurs fumeux et incompétent et bouder les dires de virologues confirmés.
Laissons au peuple ce qui est au peuple et aux sachant ce qui est savoir.
