Racisme ou stéréotypes

Le « racisme » est un concept  que beaucoup ont essayé de théoriser sans jamais y parvenir de façon satisfaisante. En ce sens on peut dire que le « racisme » n’existe pas réellement, ce qui n’empêche malheureusement pas les discriminations , les exploitations, voire les exécutions sur la base de stéréotypes qualifiés de « racisme »

En taxonomie la race est une sous-espèce. Par exemple les chiens (vertébrés/ mammifères/ carnivores/ canidés/) sont une espèce dont les sous espèces sont les différentes races de chiens (Dogues, teckels, caniches …). Ces races existent car, nées d’un phénomène précis de sélection elles ont été conservée par un contrôle scrupuleux de la reproduction. Hors ce contrôle, pas de races mais des générations de bâtards inclassables.

C’est en partie à cause du manque de strict contrôle de la reproduction que la notion de race ne s’applique pas aux humains … mais pas que . Aujourd‘hui il est absolument impossible de définir des critères univoque de classification des races.

La race noire se défini par la couleur foncée de la peau, les lèves épaisses et le nez épaté. Mais des indiens de race caucasienne on la peau souvent plus foncée que des africains. Les malais, les philippins, pourtant de race jaune ont également les lèvres épaisse. Les Maoris ont le nez épaté. Les critères actuels pour définir les races sont totalement inopérants et inadaptés.

Si on prend l’archétype du racisme ; l’antisémitisme, il est encore plus ridicule. Les Juifs ne sont en rien une race, mais une communauté soudée autour d’une croyance religieuse. Un Juif sépharade d’Afrique du nord peut-il être comparé à un ashkénaze polonais. C’est le vieux rêve Sioniste  d’imaginer que tous les Juifs sont de même race, descendants direct des hébreux , chassés de Babylone, chassés d’Égypte, puis installés en Palestine, ou serait né Jésus Christ. Cette hypothèse a été largement démentie. La notion de race ne peut s’appliquer à i-une communauté qui comporte des noirs, des jaunes, des amer indiens et des caucasiens.

La notion avancée de racisme doit être corrigée par la notion de stéréo type.

C’est quoi un stéréotype ?

Lorsque l’on veut se représenter un individu, la représentation sera d’autant plus précise que l’on connaisse bien la cible. Morphologie, physionomie, psychologie, sociologie seront les éléments de cette représentation. Lorsque l’on veut représenter un groupe d’individus, nation, communauté, groupe religieux, c’est beaucoup plus compliqué.

Prenons un exemple : Les Français

  1. Morphologie. Il y a des grands, des petits, des hommes, des femmes, des gros, des maires
  2. Physionomie. Il y a des bruns, des blonds, des nez courts, longs, busqués, des yeux bruns, noirs, bleues
  3. Psychologie : I y a des râleurs, des conciliants, des joyeux,  des austères, des cultivé, des incultes
  4. Sociologie. : Il y a des riches, des pauvres, des libéraux, des socialistes, des urbains, des ruraux`

Il est difficile des trouver dans cela des dénominateurs communs, et pourtant nous utilisons souvent ce vocable : « les Français » et il faut, de ce fait, lui donner un sens. Comment répondre à ce dilemme : « représenter une notion non représentable  »

C’est là qu’intervient le stéréotype !

Il est assez difficile de définir ce genre de stéréotype. Pae essence il est informulé donc difficile à exprimer dans une définition précise, et c’est bien là sa force. Il est compliqué à réfuter par des arguments logiques. Indéfinissable il est impossible à appréhender. C’est un sentiment diffus qui peut prendre diverses aspects selon les individus, voire les époques, un sorte de pieuvre qui prend la forme de son environnement, qui vous glisse entre les doigts si on veut la saisir, et qui s’insinue partout où elle peut trouver place. Le stéréotype occupe nos esprits comme une sorte d’inconscient collectif Jungien (Dali parlait d’un ectoplasme qui envahit nos pensées).

Comme j’aurais la possibilité de le développer dans un prochain post, dans nos pensées l’informel, l’irrationnel revient plus vite à notre conscience que le formel, le rationnel. Tous les individus réagissent au stéréotype comme réponse primaire, immédiate. Les êtres réfléchis, construit dans la logique (secondaires en psychologie) compensent cette réaction immédiate par une pensée réfléchie et contrôlent ainsi leur réaction. Les individus moins cultivés, plus spontanés (primaire en psychologie) vont réagir au stéréotype sans possibilité réelle de le contrôler, de le passer au filtre de la raison.

Finalement les stéréotypes, parce que  indéfinissables, finissent par se cristalliser sur quelques idées simples issues de quelques cas particuliers qui  ont frappés les opinions (les médias ont une lourde responsabilité dans la formation et la propagation des stéréotypes).

Cette perméabilité des classes populaires aux stéréotypes explique le succès des populistes dans cette couche sociale. Les discours simplificateurs trouvent un écho dans les stéréotypes sociaux : Les patrons sont des exploiteurs, les migrant des profiteurs ou des violeurs, les Juifs des avares arrogants, les arabes des voleurs …  tout est bon pour faire des amalgames et des raccourcis.

La perception stéréotypée peut évoluer dans le temps au hasard des événements. Celle des Américains, des Israélien ou des Russes c’est fortement dégradé dans le monde occidental, celle des Ukrainiens s’est, au contraire, amélioré.

Conclusion

Les stéréotypes sont nombreux et représentent souvent une dichotomie : « Les homes les femme, les riches les pauvres, les urbains les ruraux, les migrants les autochtones, les jeunes les vieux … Tous donnent un représentation collective de groupes sociaux parfaitement inhomogènes, une image floue, imprécise, changeante, incernable et impossible à démolir car sans substance, sans structure et sans concrétisation.

Parler des hommes, ou des femmes comme un tout n’a aucun sens, les stéréotypes sont de cette nature.

Les populistes jouent sur cette ambiguïté  en proposant des récits qui flattent ces stéréotypes. Ceux-ci ont d’autant plus d’impact qu’ils s’adressent aux couche les plus profondes et les moins contrôlables de nos consciences, les plus réactives dans les classes populaires.

Le stéréotype est l’outil majeur de la manipulation des masses, l’axe principal des propagandes et des « fake news »

Les sujets aux stéréotypes (plus ou moins nous tous) ont tendance à s’agripper aux quelques éléments simples sur lesquels ils se sont cristallisés … faute de pouvoir s’accrocher au fond qui est lui-même, incernable. Ceci induit inévitablement un certain degré de radicalité car … faute de se reposer sur un fond stable, on s’accroche à la branche qui flotte !

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