C’est maintenant un fait acquis que l’avenir de l’Ukraine se discute entre Trump et Poutine sans souci de l’Ukraine et des partenaires Européens.
Les participants
On, a en présence, sans exagérer, deux véritables psychopathes
- Trump : Un hyper narcissique un peu paranoïaque, extraverti, impulsif, et impatient … au fond efficace à court terme et naïf à long terme
- Poutine : Un hyper narcissique, plutôt paranoïaque, introverti, calculateur et patient ( qui n’est pas sans rappeler Xi Jinping) relativement en retrait à court terme mais très efficace à long terme.
C’est évidemment un dialogue très déséquilibré et dans ce cas de figure le naïf se fait toujours rouler. . Le patient tisse sa toile et l’impulsif se jette dedans !
Les objectifs
- Trump : Il veut avant tout flatter son ego et obtenir la paix que Biden et les autres n’ont pas réussis à imposer, il cèdera à celui qui aura le plus à lui offrir, et cela à tout prix. Peut-être pense-t-il attirer la Russie dans le camp Américain et l’éloigner de la Chine … ce qui n’arrivera jamais !
- Poutine : Il construit pas à pas son hégémonie. Après la Géorgie, la Crimée il veut maintenant le Donbass. Il veut s’en servir comme tête de pont pour déstabiliser de l’intérieur ces conquêtes et y établir des régimes à sa botte comme la Biélorussie. IL a pour appui une frange d’ukrainiens pro-russes … les « collabos » de demain
Le deal
Ne nous trompons pas, le deal est déjà fait et les soi-disant négociations ne sont qu’une farce. Les territoires conquis sont déjà acquis à la Russie et il est prévu d’éliminer Zelinsky par un vote ou autrement (Poutine fait ça très bien) pour le remplacer par une potiche à la solde de Poutine.
Trump a choisi son camp (ce qui n’en fait plus de lui un arbitre mais une des parties) Il a définitivement choisi le camps Russe en reprenant mot à mot la communication de Poutine : « Zelenski est un dictateur, il est décrié dans son pays, il est illégitime, et c’est l’Ukraine qui a commencé la guerre ». Autant d’ineptie, mais qui font mouche associés à la propagande Russe.
Un point d’achoppement est que Trump ne veut pas que l’Amérique soit le force de garantie de la paix, et Poutine ne veut pas que ce soit le rôle de l’Europe.
Conclusion
Mais ce que Trump présente comme une victoire personnelle est en fait une simple capitulation de l’Amérique, et par voie de conséquences de l’Europe, devant Poutine qui récupère le fruit de son agression. Rappelons que ce dernier est responsable de prés d’un million de morts et estropiés , de viols et exactions, et de destructions, et qu’il est reconnu coupable de crime de guerre par le tribunal pénal international. On peut dire que Trump choisi bien ses amis puisque Netanyahu est également incriminé par le TPI.
Le danger est grand car Poutine a des soutiens dans tous les pays d’Europe et même en Ukraine et c’est avec leur aide qu’il compte déstabiliser l’Ukraine. L’expérience montre qu’en 1940, les nazis n’ont put s’implanter et gouverner la France qu’avec l’aide des sympathisants des années 30 (l’extrême droite Française). C’est sur ces partis que Poutine pense s’appuyer.
Trump et lui pourront se présenter à leurs populations comme les grands faiseurs de paix (difficile de les départager pour le prix Nobel de la paix !) … et les gogos des deux pays goberons ça facilement. L’Europe fidèle à son image de velléitaire et d’impuissance perdra encore un peu de son influence. Comme le disais Churchill « A force d’hésiter entre le déshonneur ou le guerre on a le déshonneur et la guerre ! ». L’Europe et les pays Européens jouent là leurs dernières cartouches , fautes de quoi ils s’enfonceront dans une lente « agonie » qui les amènera à perdre leur aura de grandes nations. Les extrêmes droites jouent un rôle délétère car collaborant avec la Russie ou l’Amérique de Trump pour démolir l’Europe, ils vont en même temps détruire leur pays … ils coupent le branche sur laquelle ils sont assis.
Trump a littéralement capitulé devant Poutine et l’Europe en payera le prix. Le grand vainqueur est évidemment la Chine qui attends patiemment son heure.e dialogue Trump – Poutine
