Barnier pris en tenaille

Notre assemblée nationale est formée de trois blocs d’importance similaire. Pour obtenir une majorité décisionnelle il faut que deux blocs s’allient contre le troisième. Le gouvernement Barnier est pris en tenaille entre les groupes NFP et RN qi s’ils s’allient peuvent le « faire tomber »

On dit aujourd’hui que le gouvernement est tributaire du bon vouloir du RN, c’est un peu vite dit. En fait le NFP à autant de pouvoir de nuisance que le RN. Fort de presque 200 dépité il est bien plus important que le RN. Pourquoi dit-on que le gouvernement est entre les seules mains du RN

Tout simplement parce que le NFP  s’est, lui-même mis hors du jeu politique. Dés le premier mandat de Macron la gauche à pris une attitude résolument hostile au gouvernement, ce qui a obligé celui-ci à rechercher un appui sur sa droite pour compléter sa majorité déjà absolue. Lors du second mandat, en manque de majorité le glissage à droite était inévitable pour subsister. Avec moins de dogmatisme la gauche Française aurait put avoir son mot à dire dans les décisions budgétaires au lieu de laisser le RN tirer « les marrons du  feu ». Au contraire elle aurait pu jouer l’escalade du « chantage » avec le RN pour prendre Barnier en tenaille et faire valoir sa voix. Mais demander à Mélenchon et Panot de faire passer les intérêts des électeurs avant le leur s’avère mission impossible.

Le RN à joué plus fin et, constatant que NFP était hors -jeu, il s’est posé en arbitre du jeu. C’est lui qui décide du sort du gouvernement. Il marchande habilement des avantages pour sa stratégie populiste contre le vote de la censure.

Cependant tout n’est pas joué car Marine Le Pen est également prise en fourchette

  1. Elle précipite le chute du gouvernement pour espérer dans le chaos une démission de Macron et des présidentielles avancées (avant son inégibilitée sans doute prononcée en Janvier), Mais elle risque de déplaire à l’opinion qui craint le chaos.
  2. Soit elle attend patiemment en jouant de sa position d’arbitre pour orienter les lois dans un sens favorable à son électorat et s’assurer d’un   succès aux prochaines législatives. Mais elle risque d’être éliminée de la course à la présidence.

Tout dépendra e l’état de l’opinion au moment du vote et e la volonté de Marine Le Pen de jouer sa carte personnelle.

La grande perdante est la gauche qui a suivi Mélanchon dans son approche néo Trotskyste,  révolutionnaire, jusqu’au boutiste et isolationniste. Elle s’est, elle-même sorti du jeu politique pour laisser le champ libre au RN.

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