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Œcuménisme, encore une belle utopie

Nous avons , de par la monde, un certain nombre de grandes religions plus ou moins en compétitions les unes avec les autres. Le mouvement Œcuméniste a traversé les religions chrétiennes (Églises catholique, orthodoxes, protestantes et anglicanes) en prônant des actions communes aux divers mouvement du christianisme. Rien n’empêcherait d’étendre ce mouvement à l’islam et au Judaïsme dont les origines dans l’ancien testament sont communes au christianisme. La jonction avec les religions asiatiques (Indouisme, Bouddhisme ) est moins évidentes bien que fondamentalement leur appel aux dieux, leurs morales basées sur la compassion, l’égalité entre les hommes,  la notion de  bien et de mal, et la récompense dans une vie éternelle, soient assez proche.

Que peut-il ressortit d’une vision Œcuméniste ? Peu ou beaucoup. Sur le plan du rapprochement des religions pas grand choses à espérer. Chacun a ses certitudes (Jésus est le fils de Dieu ou c’est un simple prophète, il est ressuscité ou non, Jésus est bien Juif mais il n’est pas Dieu, …) autant de sujets dont il impossible de débattre (car, bien sûr, personne n’en sait rien) et sur lesquels il est impossible de faire la moindre concession (Faute de réduire à néant toute ses croyances). Chacune de ces religions, de ces croyances, est fondée sur des certitudes auxquelles il est impossible de déroger  sans remettre en cause la vérité transcendantale de chacun.

Resterai la tolérance, mais elle ne pourrait être que condescendante : « j’ai raison, les autres ont tort … mais finalement il ne sont pas si éloigné de la vérité, alors acceptons les avec leurs erreurs ! ». C’est une position, finalement pas si différente de la « laïcité à la Française » … une acceptation de l’erreur des autres.

Y-a-t-il vraiment besoin d’Œcuménisme ? honnêtement pour moi la réponse est non ! Toutes les religions sont fondées sur la croyance en une entité transcendantale appelé dieu. C’est un invariant (même dans le bouddhisme, l’homme aux super pouvoir, le Bouddha, a acquis par se sagesse une nature divine que personne ne lui conteste). Chaque religion a donné de cette transcendance une représentation humaine soit dans la forme soit dans la représentation de sa pensée. Dans toutes les religions le dieu a une forme (encore que dans l’Islam la représentation formelle de Allah n’est pas envisagée, mais la représentation du prophète, Mahomet ou Ali en tient lieu) et une pensée morale. Forme et fond sont assises sur des concepts humains. Par essence une transcendance ne peut se concevoir dans une représentation humaine, faute de quoi elle ne serait plus transcendantale mais du domaine de l’humain. Penser qu’un dieu puisse donner à l’humain des codes et des principes moraux, de nature purement humaine, revient inévitablement à lui contester sa nature divine. Toutes les religions donnent une forme différente à leur(s) dieu(x), mais sur le fond et hors tentative de représentation il n’existerait qu’un dieu unique. L’œcuménisme ne serait qu’un tripotage, des petits arrangements temporels entre églises, une sorte de « motus vivendi » permettant à chacun de vivre une croyance commune à sa façon. L’œcuménisme n’est pas un problème de dieu mais un problème de chapelles.

Il n’y aurait donc qu’une seule religion et le monde se diviserai entre croyants en ce dieu et non croyants.

Pour les athées et les agnostiques ne pas croire en dieu devait être chose facile, une simple position, un simple déni. On peut toujours modéliser notre univers dans des concepts scientifiques, mais tout modèle a ses limites, il n’explique pas tout. La vie, l’univers, le temps, l’espace, la conscience ne nous propose que des modèles imparfaits et s’ouvrent sur un espace métaphysique qui nous dépasse. Le big bang c’est bien, mais avant ? l’expansion de l’univers c’est bien, mais jusqu’où ? la vie, la pensée c’est quoi ? le passé, le futur, jusqu’où ? Des milliers de question se posent qui ne peuvent se résoudre par une équation purement humaine. Les scientifiques ont inventé la notion de zéro, rien, néant, indescriptible en conception humaine, l’infini, idem impossible à concevoir … tout comme dieu ! Les athées, eux aussi, ont une pensée religieuse car ils ne peuvent se représenter sans appel à une transcendance quelconque.

Alors que faire ? il n’y a pas de religions, mais une condition, une religiosité humaine. La force et la faiblesse de l’humain par rapport à l’animal c’est la conscience cognitive. Elle le pousse à la création, à l’adaptabilité, mais elle l’oblige à représenter ses émotions à partir des concepts appris et développés par ses semblables. Ce n’est pas possible. Nous tournons en rond dans le bocal de nos connaissances et nous voudrions bien en sortir pour accéder enfin à la vérité qui ne se trouve pas dans l’espace du bocal. Les animaux sont restés au stade de l’émotion sans entrer dans l’univers de la connaissance., ils n’ont pas de problèmes moraux ou métaphysiques.  Les humains, eux, sont entré dans le bocal et il paraît difficile d’en sortir !

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