Archives par étiquette : amour

L’amour au cours de la vie

Le véritable amour, pour moi,  c’est lorsque l’on passe «du ‘je te prends » au « je te donnes ». C’est pas, généralement :e cas ans la littérature, au théâtre ou au cinéma, ou l’on considère l’amour comme la grande passion romantique pleine de flamme et d’émotions. A mon avis il n’en est rien (selon la définition que j’en ai donné).

Lorsque né le nourrisson il a un besoin vital de s’alimenter et d’être sécurisé … faute de périr. C’est sa maman ou la ou les personnes qui la remplace qui jouent ce rôle. Le bébé aimes-t-il sa maman ? à mon sens pas vraiment, il en a simplement besoin. Un sentiment, comme l’amour, a besoin d’une  conscience cognitive évoluée pour éprouver un sentiment. Il en est encore au stade animal ou c’est la nécessité qui fait loi. Au fur et à mesure  de son développement et de la construction de sa conscience cognitive l’enfant va commencer à éprouver des sentiments. Pourtant il est encore très lié à ses parents, il dépend d’eux et ne les considère que dans leur relation avec lui. Il ne voit pas que ses parents ont une vie en dehors de lui, amis, passions, centres d’intérêt, problèmes de couple. L’enfant se croyait le centre du monde. C’est tout à fait naturel quand on est dans le domaine du perceptif et non du cognitif. Faites l’expérience suivante . Placez vous dans un endroit assez dégagé et faites un tour sur vous-même (360°) vous avez perçu le monde autour de vous. Maintenant  demandez-vous quel est le centre de ce monde. C’est évidemment vous. C’est ainsi que l’enfant voit son environnement. Lorsque se développe sa conscience connective il découvre qu’il peut y avoir plusieurs Centres du monde. Par exemple le monde de ses parents dont ils sont le même centre que lui, ou le celui  de ses copains qui ont leur centre propre différent du sien (eux aussi ont des parents des frères et sœur ou  d’autres amis que lui !). C’est la mémoire cognitive qui permet d’imaginer ce que l’on ne perçoit pas. Dans la mesure où l’enfant n’a pas une conscience cognitive particulièrement fournie il ne peut envisager cet environnement fictif. L’enfant avec son développement cognitif peut-il envisager le monde d’une autre façon. Ses parents qu’il  considère  jusque-là comme un simple prolongement de lui-même prennent une identité indépendante. Si cette distanciation avec les autres qui lui permet de vivre des sentiments. Rappelons qu’un sentiment n’est de la confrontation d’une émotion formalisée avec le contenu moral ou autre de la conscience. il pourra commencer à vivre avec les autres des sentiments divers comme l’amitié, la confiance, le rejet, la joie, la peur etc. etc. Pour éprouver un sentiment il faut une certaine distance avec l’autre car tant que l’autre se vit en fusion de vous-même il n’est pas possible d’avoir un positionnement qui puisse générer un sentiment. Par exemple pour aimer l’autre il doit être différentié de vous., sinon c’est que vous aimez dans votre narcissisme primaire.  Mais l’amour qui commence à naître reste encore très influencé par le besoin de l’autre.

À partir de l’adolescence vient la période des rencontres donc celle  de la distanciation  vis-à-vis du monde extérieur. Les amours de l’adolescence sont encore très imprégné de la notion de besoin d’ailleurs une des phrases que prononce les amoureux et « je ne peux pas vivre sans toi » ce qui implicitement suppose que si ce besoin se tarit l’amour partira avec . le mariage est basé sur ce sentiment de passion plus que sur une relation oblative et désintéressée à l’autre.

À l’époque du mariage ou de la mise en couple on est encore sous le coup de cette passion. On s’épouse dans l’optimisme et la vision d’un amour éternel. Les premières années sont généralement idylliques et laissent apparaître un avenir merveilleux.

Au bout d’un certain nombre d’années les difficultés de la vie, la routine fait penser que l’amour s’en est allé. C’est une grosse erreur car, en fait, il n’est pas encore venu, on est encore dans l’amour qui prend, qui satisfait le besoin d’être accompagné dans sa vie. C’est le grand virage de la vie amoureuse, le moment où le besoin de l’autre se fait moins ressentir et où un désir d’indépendance ne peut que se manifester. C’est la période ou la séparation peut être envisagée. C’est une période charnière dans la vie. Soit ça passe soit sa casse ! Le couple est en crise car il devient nécessaire de se distancier de l’autre pour mieux l’aimer, ou il faut accepter que l’autre est différent de vous, qu’il a ses propres besoin, son identité. On accepte de voir cela ou on se sépare. Dans cette crise on ne voit que les défauts du conjoint en oubliant ses qualités. C’est un piège qu’il faut éviter.

Si on passe ce cap on entre dans le vrai amour peut naitre. Celui ou l’’aime l’autre pour ce qu’il est non pour ce que l’on voudrait qu’il soit. On accepte ses défauts et on tire profit de ses qualités. On vit moins l’amour comme un besoin  mais comme un don … réciproque. Dans chacun de ses actes on prend en compte les nécessités de l’autre. En bref : on vit à deux !

Conclusion

La vie est un long chemin dans lequel on asse de la nécessité au besoin et du besoin au don , on passe du « je te prends » au « je  te donnes» ou encore du « j’ai besoin de toi » au « si tu as besoin de moi, je suis là »

« Pour faire un  homme mon dieu que c’est long »