Je crois que j’ai trouvé mon dieu

Le concept de Dieu est assez flou, ce qui est bien naturel puisque par essence il n’est pas humain et hors de toutes les représentations que l’on pourrait en faire. Il serai en quelque sorte la concrétisation virtuelle d’une virtualité concrète … ce qui veut dire : « on voit pas trop ce que c’est ! »

Le concept de Dieu pourrai représenter tout ce qui est en dehors des capacité humaines, c’est à dire ; « L’infini, l’éternel, et le pouvoir absolu sur les êtres et sur les choses » ce qui n’est pas loin de représenter le « super héros » de Marvel. Chacun de nous rêve d’être Superman, Spider man,  Wonder woman ou Cat woman., mais ne pouvant pas satisfaire ses envie on s’en invente par procuration.

Le concept de Dieu peut se résumer comme la dialectique entre le relatif et l’absolu. Dieu étant l’absolu et l’humain le relatif

Le relatif et l’absolu

Dans notre représentation du monde tout est relatif. Les ancien voyaient la terre comme le centre de l’univers. Les travaux de Copernic et Galilée ont montré que, bien au contraire, la terre n’était qu’un infime point parmi d’autres dans l’univers. S’est posée alors la question du centre de l’univers … ou se trouve-t-il ?

Si on considère l’univers comme infini il ne peut avoir de centre ou du moins chaque point peut être considéré comme un centre. Donc la question est sans objets

Si on considère un univers fini il est susceptible d’avoir un centre ou une forme de barycentre … mais encore faudrait-il connaître ses frontières pour en déterminer le centre, et bien sûr des frontières à l’univers impliquerai un au-delà … donc de nouvelles frontières.

Pour nous humain toute description de l‘univers passe par le relatif. On peut le décrire en termes d’espace et de temps ou plutôt en termes de distances et de durée. Or ce sont des grandeurs éminemment relatives.

La durée n’est pas une grandeur mais un ratio. C’est la comparaison d’une durée à mesurer avec la durée de la rotation de la terre sur elle  -. Quand on parle de 2 jours on parle d’une durée égale à la durée de 2 rotations de la terre sur elle-même. Mais dans l’absolu nul ne connaît la durée d’une rotation de la terre sur elle-même. La durée est donc bien une grandeur relative.

La distance n’est également pas une grandeur mais un ratio. Ce n’est que la comparaison d’une certaine distance, longueur, à la longueur d’un mètre étalon fixée par définition à1 mètre. Quand on parle de 10 mètres on parle simplement de 10 fois la longueur du mètre étalon. Bien sûr, dans l’absolu, on ne connaît pas la longueur du mètre étalon. La distance est donc bien une grandeur relative.

L’absolu n’appartient pas au genre humain et pour nous tout n’est que relatif. Quand on situe une étoile à 10 année lumière on ne définit pas sa position dans l’espace mais sa relation spatiale à la terre. Si on dit de moi : « c’est un orgueilleux », ceci ne me définit pas en tant que tel mais par rapport à mon interlocuteur. Imaginez que je sois seul sur une ile , sans personne d’autre, déserte, pourrais-je être orgueilleux ? ‘est une question sans réponse car elle demande un positionnement sans référence. Toute définition se fait par rapport à une référence. Si on dit ce motard va vite, cela ne signifie rien en soi, mais prend son sens par rapport à une vitesse raisonnable prise ne référence.

J’ai montre dans la psychologie relativiste comment notre conscience se construit en comparant toute nouvelle informations aux informations déjà acquises. Ce sont ces liens de comparaison entre entrant et acquis qui vont donner un sens à la nouvelle information, le sens d’un nouveau message est relatif au contenu de la conscience acquise.

Il n’existe pas de définition absolue. Ouvrez un dictionnaire et vous verrez que toute définition d’un mot (d’un concept) se fait à partir d’autres mots connus, d’autres concept intégrés.

L’homme vit dans un système clos ou tout est relatif. L’absolu est du domaine du divin. Notre conscience cognitive est construite autour de messages reliés entre eux par des liens de comparaison logique. C’est pourquoi notre pensée cognitive ne peut être que logique, donc relative. L’absolu n’est pas humain c’est pourquoi notre appel au divin se dote toujours d’une représentation inscrite dans la logique.

Le divin dans la science

De formation et de pensée scientifique je devrai être à l’abri de tout recours au divin. Athéisme, et matérialisme ne laisse aucune place à Dieu … et pourtant !

  1. La science fait appel à la notion de Zéro (qui symbolise le néant) et de l’infini. Deux concepts qui n’ont rien d’humain. Le néant comme l’infini nous sont totalement étranger et inaccessibles. Comment imaginer le néant quand on est soit même là. Quant à l’infini comment ce le représenter alors qu’il est inaccessible ?
  2. Une autre donnée inexpliquée en science est l’énergie. Elle est l’indispensable de la vie, un incontournable. Si on définit la vie comme l’évolution de la matière sous l’influence de l’énergie dans une représentation en termes de temps et d’espace, la matière nous est accessible, le temps et l’espace sont une représentation intellectuelle des mouvements de la matières, cette dernière nous est concrètement accessible, mais l’énergie reste une inconnue. Nous faisons appel à l’énergie pour représenter la vie comme d’autres font appel à un dieu pour la même raison. De l’énergie nous connaissons ses formes (Force, électricité, cinétique, thermique …) mais sans pouvoir nous faire la moindre idée de ce qu’elle est.

Conclusion

On a beau dire et faire nul ne peut se passer d’un Dieu pour passer outre les limites de la condition humaine. Je l’ai dit, dans le domaine de la vie humaine tout concept est défini par rapport aux autres notions acquises. Mais pour définir la vie il n’existe aucun point de référence extérieur à elle. Définir la vie implique de s’inventer cette référence externe pour situer la vie par rapport à elle. Dieu, l’énergie, une puissance extra-terrestre ou autre ne sont que des repères, des références inventées pour nous positionner.

Tant que l’appel au divin pour définir sa vie ne deviens pas un dogme la démarche est saine. Lorsque le divin deviens réalité absolue ou marche vers le radicalisme.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *