Au travers d'une zone dilatée le flux s'écoule librement, sans a-coup et sans turbulences., Le message subit les transformations attendues, plus ou moins secondarisé selon la longueur de la zone mais sans que son contenu ne soit dénaturé. Les mécanismes d'adaptation entre expression et ressentir jouent pleinement. Le vécu se developpe sur un fond d'harmonie entre ce que nous exprimons et ce que nous ressentons. Une zone dilatée est toujours un élément de vécu gratifiant, donc de bien être.
Au travers d'une zone rétractée le flux s'écoule difficilement et sans linéarité. Il est partiellement refoulé et dénaturé. La transformation se fait avec dénaturation du message et le contenu délivré n'est pas identique au contenu initial. Les étages supérieurs de la personnalité ne sont pas en phase avec les nécéssités profondes. Le vécu social est décalé du vécu intime ou instinctuel. Ceci entraine toujours un sentiment d'insécurité, d'insatisfaction, accompagné d'un besoin de réassurance dans le domaine de la fonction perturbée. Ce phénomène est d'autant plus important qu'il se produit dans un zone importante dans la main de l'individu. (Une retraction sur une zone minoritaire est moins perturbante qu'une rétraction sur une zone majoritaire.)
Les mécanisme de fonctionnement des zones rétractées ou dilatées, vis à vis du flux d'énergie sont de toute première importance pour la compréhension de la maturation de la pulsion. Nous allons décrire dans ce qui suit deux shémas fondamentaux que nous utiliserons souvent dans nos analyses. Faites l'effort de bien les assimiler pour mieux comprendre ce qui suivra.

Le mécanisme d'expression
Imaginons une rivière ayant un lit large et profond. Le flux liquide est abondant, calme, serein. Si maintenant cette rivière s'enfonce dans une gorge étroite et que son lit se rétrécisse et devienne peu profond, le flux va être perturbé. A l'entrée de la gorge il se met à tourbilonner, une partie du liquide reflue en permanence. L'eau s'engage dans la gorge et puisque le débit du liquide est constant sa vitesse s'accélère. La rivière devient un rapide.
Le mécanisme de ressentir
Imaginons maintenant une rivière au cours régulier qui à son embouchure se jette dans un vaste delta. Le flux linéaire et régulier se dilue dans un vaste réceptacle. La vitesse du courrant est ralentie, le flux perd de son impact et le moindre accident du terrain peut en devier le cours.
Nous appelerons l'ensemble de ces deux mécanismes (expression et ressentir) le mécanisme obsessionnel dans lequel l'obsession de l'acte est toujours intimement lié à l'angoisse de son ressentir. 
Mécanisme d'expression
C'est morphologiquement la configuration inverse de la précédente. Dans l'expression le désir pulsionnel faible trouve dans l'étage superieur de multiples possibilités pour se réaliser. Cet excès de capacités à traduire, à concrétiser par rapport à la faiblesse du désir engendre un comportement dispersé et lymphatique. Le sujet entreprend sans mener à terme, il a des difficultés à se battre pour franchir les obstacles et a tendance à renoncer. C'est un facteur vélléitaire et de sentiment d'insuffisance consecutif aux échecs succéssifs.
Mécanisme de ressentir
Dans le ressentir les émotions, les impréssions, les sentiments arrivent en foule, mais ont du mal à être ressentis dans leur intégralité. Il y a comme une coupure dans l'émotionnel qui de se fait est exacerbé et devient vite épidermique(Il y a hyper sensibilité)
L'ensemble de ces deux mécanisme (expression et ressentir) sera appelé mécanisme vélléitaire.