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Transmission des pandémies ou des idées

Toutes les pandémies se développent sur le même modèle : la susceptibilité d’une personne à la contamination et le contact avec une personne déjà contaminée.

Ce schéma ne s’applique pas uniquement à l’évolution des pandémies, mais à la transmission générale des croyances, des idées, voire des rumeurs

Transmission des croyances.

Personne ne nait avec une croyance. Chrétienté, Islamisme, Judaïsme, ou  athéisme sont toutes des croyance est apprise. Dans le cas des croyances religieuse (je classe l’athéisme dans le rang des croyances religieuses) on retrouve les deux vecteurs de transmission.

  1. Le contact avec une personne déjà contaminés (sans vision péjorative). En général il s’agit de la famille qui porte cette croyance en son sein et qui constitue l’agent transmetteur. Notons que par rapport à la pandémie dont la transmission est involontaire la transmission des croyances est généralement souhaitée
  2. La susceptibilité de l’enfant à la vision du monde proposé par son environnement. Il n’a pas de conscience cognitive formée et recherche ses références en s’accrochant à celles de son entourage. Son univers fusionnel supporte une communication sur le domaine de l’émotion.

Transmission des idées

Alors que dans la transmission initiale des croyances on était dans le domaine de l’affectif, de l’émotionnel, avec la transmission des idées on va se situer dans le domaine du cognitif (encore que la composante émotionnelle ne soit pas totalement absente de l’échange)

  1. On a d’un coté une personne porteuse d’une idée (contaminée) qui par prosélytisme ou par simple exemple va propager cette idée autour d’elle.
  2. D’autre part une ou des personnes susceptibles d’être réceptives à cet idée pour diverses raisons :
    Parce que cela la confirme dans leurs convictions établies
    Parce que cela confirme leurs stratégies de défenses (personne à conscience rigide)
    Parce que cela leurs donne une ligne directrice pour compenser une absence de repères (personne à conscience laxe)

Cette transmission peut aller du simple échange d’idées, qui peu ou prou pourront influencer les participants, à la véritable radicalisation. Cela dépendra du degré d’implication dans l’idée (contamination) de la personne transmetteuse et du degré de suggestibilité de la personne receveuse

Transmission des rumeurs

Encore un cas similaire

  1. On a une personne qui veut transmettre une information générale qu’elle pense bien fondée ou au contraire mensongère mais de nature à nuire à un groupe de personnes. Elle joue le rôle de la personne contaminée et transmetteuse.  Il ne s’agit plus d’un phénomène individuel mais collectif, qui ne s’adresse pas à une personne mais à un groupe.
  2. On a d’autre part une catégorie d’individus susceptibles d’être réceptif à cette information. Ce peut être pour plusieurs raisons.
    D’abord parce que cette rumeur est possible, même si elle peut être improbable
    Ensuite parce que cette information va confirmer les individus dans leur schémas de défense ou de protection avec des affirmations comme « je m’en doutais bien ! », « j’en étais sûr », et venir donner une réponse à un doute
    Enfin parce qu’elle peut donner une arme pour combattre un groupe que l’on considère comme un adversaire voire un ennemi.
    La rumeur va faire mouche chez des gens en incertitude, en interrogation qui recherchent une sécurisation. Elle marchera d’autant mieux que les individus auront une structure mentale « paranoïde »

Précisons que le mécanisme de transmission d’une information vérifiée et crédible est tout à fait similaire. Une personne détentrice de l’information (contaminée) est en contact avec une autre personne susceptible de recevoir cette information. Alors que dans la pandémie la transmission se fait en toute inconscience des deux parties, la transmission d’une croyance à l’âge enfantin se fait au niveau émotionnel, la transmission d’une idée se fait au plan cognitif, celle d’une rumeur sur un plan pathologique, la transmission d’une information crédible se fait dans un processus d’analyse critique réciproque.

Les mécanismes sont similaires mais ne mettent pas en jeux les même niveaux de conscience. C’est pourquoi dans tous les cas on parle de viralité de la transmission.

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