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La peur et le refus de la différence

Vous n’êtes pas sans avoir constaté que nous sommes infiniment plus sensibles aux différences qu’au similitudes. Pour n’importe quel élément ou événement, nous remarquons en priorité ce qui nous choque, ce qui nous bouscule. Chez nos proche nous avons tendance à remarquer leurs défauts plus que leurs qualités, dans tout événement, dans une discussion par exemple, nous remarquons et montons en épingle ce qui nous sépare en laissant de côté ce qui nous rapproche. Dans nos bilans le passif l’emporte généralement sur l’actif !

Ce type de comportement est bien connu, et le décrire ne constitue pas un « scoop ». L’objet de ce texte est de montrer qu’il s’explique assez bien dans le système déjà proposé de construction de notre conscience, fut-elle cognitive ou émotionnelle.

Notre conscience est faite de représentations mentales de niveau plus ou moins structurés (allant de la conscience émotionnelle à la conscience cognitive) et reliées entre elles par un réseau de relations causales logiques acquises par l’expérience.

Quand un fait nouveau se présente à nous, il nous est nécessaire de l’intégrer à notre conscience (vécu de l’événement). Pour cela nous devons analyser ce fait, et le mettre en relation avec notre expérience (attitude et positionnement) et trouver les liens logiques qui vont le relier au réseau existant dans notre conscience.

Si le fait est déjà connu, les liens logiques le reliant au reste du réseau existent déjà et l’intégration dans notre conscience (mémoire) se fait sans problèmes et sans réaction de notre part.

Au contraire, si le fait est nouveau pour nous, il va falloir rechercher quels liens logiques peuvent l’intégrer de façon cohérent à notre conscience. Très souvent ces nouveaux liens logiques seront, sinon en contradiction, mais au moins en porte-à-faux avec notre structuration établie. L’intégration ne se fera qu’en remettant, partiellement en cause, notre vécu historique et sa cohérence logique. Ceci provoquera, en nous déstabilisant, une réaction de défense. Plus notre conscience est fortement structurée et plus la remise en cause sera brutale. Les enfants réagiront faiblement, et les personnes âgées plus fortement. Les individus à structure de conscience paranoïaque pourront avoir des réactions violentes.

 

Cette difficulté à accepter la différence et l’une des racines (il y en a d’autres) du racisme. Elle implique des individus à structure mentales très rigides, plutôt simplificatrices, facilement déstabilisés par la nouveauté, peu capables de s’adapter aux évolutions, toujours en défense. Cette peur de la différence caractérise des individus à structure mentale « paranoïde » qui ont peur de l’autre dès qu’il se montre un peu différent. Ils sont facilement manipulables pour peu que l’on joue sur les peurs qui les habitent ! On reconnaît là les électeurs des partis extrémistes, qu’ils soient d’extrême droite ou d’extrême gauche

 

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