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paradoxeMon propre paradoxes

Avant de fustiger les paradoxes des autres, penchons nous sur mon propre paradoxe. Me flageller moi-même m’autorisera peut-être à me moquer des autres.

Il y a dans ma conscience ce que je sais et ce que je ne sais pas.

Ce que je sais, que je comprend ou que d’autres comprennent pour moi ,fait partie de mon savoir, de ma culture. C’est un grand réseau logique de connaissances qui détermine ma vision de la vie.

Ce que je ne connais pas, que je ne peut comprendre signifie pour moi l’inconnu, le non formulable (dans mon langage de connaissances) et se concrétise uniquement dans le domaine de la croyance.

Ce que je sais est une représentation de la vie, une formulation dans ma conscience cognitive. Je le sais, mais je n’y crois pas, en ce sens qu’il s’agit d’une représentation de la vérité, mais non la vérité elle même.

Ce que je ne sais pas est ce à quoi je crois, mais à quoi je ne peut accéder par la connaissance.

Si je parvenais à comprendre ce que je ne sais pas, mais à quoi je crois, cela deviendrait une représentation, et je cesserai immédiatement d’y croire !

Voilà donc mon paradoxe, je crois à ce que je ne comprend pas, mais je ne peut croire à ce que je comprend !

La vie, la pensée, la mienne comme la votre, est faites de paradoxes. Sans eux, pas de dynamique, pas de mouvement, pas d’existence ! Acceptons les , faisons en un délice plus qu’un reproche.

Bouddha et bouddhisme

Bouddha est un simple philosophe qui, 600 ans avant notre ère, à émis certaines hypothèses reprises ne nos jours par nombre de philosophes et neuro-scientifiques (sans parfois qu’il sachent à qui ils les doivent). C’est sans doutes le premier des grands philosophes à être passé dans l’histoire. A son corps défendant il a donné naissance à une religion:Le Bouddhisme. Il y a en Asie des millions de statues de Bouddha, des milliers de temples qui lui sont dédiés, des millions de fidèles qui viennent l’adorer, adorer ses statues, prier dans ses temples, déposer des offrandes. Des milliers et des milliers de moines vivent en son nom, chantent ses louanges, et professent ce qu’il disent être sa pensée. Voilà bien le paradoxe du Bouddhisme. Bouddha a prêché l’abandon du monde, le retour sur soi, le refus de toutes représentations, la sagesse en soi et pour soi, tout le contraire de ce à quoi l’on assiste. Adorer et vénérer un homme pour ce qu’il a dit et ce qu’il était tout en disant et en faisant exactement le contraire, voila bien un paradoxe majeur.

La dent de Bouddha,

Il y a au Sri Lanka un temple fameux dont le reliquaire contient une dent de Bouddha. Elle est dans un coffret enfoui dans un autre coffret, enfoui dans un coffre, enfoui dans un tabernacle, enfoui …. Des millions de pèlerins viennent tous les ans l’adorer. Des processions ont lieu, au cours desquelles on promène cette dent, mais toujours enfouie dans un coffret ! Personne ne la voit jamais, est ce une molaire, une canine, une dent de lait, … ? existe-t-elle ? C’est un véritable « chat de Schroedinger » et seule l’ouverture du dernier coffret pourrait lui donner une existence. Personne ne le fait, et personne ne le feras. Il serait pourtant simple de l’identifier. C’est l’incertitude qui en fait la magie, crée la certitude, en fait une croyance. L’identifier, l’authentifier en ferai un simple fait, qui détruirai la croyance , qui serait sujet à polémiques et à incertitude. On est bien sur un paradoxe, qui n’est pas loin de mon propre paradoxe !

Les textes sacrés

Toutes les grandes religions s’appuient sur des textes sacrés : Bible, Evangiles, Coran, Torah qui sont la base des doctrines. Ils ont été révélés par Dieu à certains hommes « de confiance » qui les ont professés et répandus. Ces textes n’ont pas été écrits par Dieu, ni même par ceux auxquels ils ont été révélés (qui en principes ne savaient pas écrire) mais par leurs disciples plus ou moins proches. Transmis d’abord par la tradition orale, enfin copiés dans des exemplaires à jamais perdus, les textes que l’on connaît aujourd’hui sont d’une crédibilité dont on pourrait douter (surtout pour des non croyants!) Cependant les recoupements entre textes Chrétiens, Musulmans, et Juifs, montrent bien des similitudes, et suggèrent que dans l’esprit sinon dans la lettre ces textes représentent assez bien les idées originales professées. Il n’en reste pas moins que ces textes ne sont que des copies de copies de copies de ce qu’a dit un homme qui dit qu’on lui à dit, …. et que leur interpretation littérale comme veulent le faire certains intégristes et un non sens, voire une véritable escroquerie intellectuelle. Il y a donc ici une sorte de paradoxe à vouloir batir une philosophie de vie, au nom de la parole de Dieu, à partir de textes dont on est quasi certain qu’ils ne représentent pas forcement exactement ce que Dieu à voulut transmettre.


"Les paradoxes des religions"   


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