skip to Main Content
[font_awesome icon="phone" margin_right="5px" color="#000"] 01 42 59 15 27 [font_awesome icon="envelope" margin_right="5px" margin_left="20px" color="#000"] patrick@rouillier.com [font_awesome icon="user" margin_right="5px" margin_left="20px" color="#000"] [wp_login_url text="User Login" logout_text="Logout"]

La démocratie, Utopie populiste !

On oppose souvent démocratie (la panacée) et populisme (l’horreur absolue), mais à l’analyse il s’avère que le distinguo est bien plus subtil.
L’exemple classique que l’on donne de la démocratie est la « démocratie Athénienne ». En y regardant de plus prés ce n’est pas aussi évident. A priori dans ce système dit « de gouvernement par le peuple » chacun pouvait donner son avis et participer aux débats et aux décisions. Mais pour être citoyen Athénien et pouvoir voter, il fallait :
1) être né d’un père citoyen Athénien
2) ne pas être esclave
3) Ne pas être une femme
4) Ne pas être métèque (Étranger)
Ceci réduit, les citoyens votant à une petite caste bourgeoise se transmettant le droit de vote de père en fils, et la démocratie à son minimum.
Dans nos pays occidentaux nous avons opté pour une large démocratie, mais sur un mode représentatif. Jusqu’au début du XXème siècle le régime a fonctionné car le peuple, ignorant, faisait confiance à ses élites pour diriger le pays. Progressivement avec le développement de l’éducation obligatoire « le peuple » à enrichi son sens critique et la confiance dans les élites s’est effrité. Aujourd’hui chacun se sent en droit, et parfois en devoir, de prendre part aux décisions et le vent de la « démocratie directe » souffle très fort. Elle est supportée par les courants populistes. C’est bien normal puisque le « pouvoir au peuple » implique la démocratie directe ! Mais celle-ci se heurte à deux écueils :
1) Avec 67 millions d’habitants il est très difficile, pour chaque décision de consulter chacun, et ce pour des questions techniques. Peut-être que les votes numériques pourront permettre un jour de lever cette barrière.
2) La démocratie directe, en l’absence de partis représentatifs et fédérateurs confine vite à l’anarchie. Celle-ci entraine vite l’émergence de groupe dominants et de la dictature (confère l’Allemagne de 1933)
En fait, la véritable démocratie n’a jamais existé et n’existera jamais car elle n’est pas viable et confine vite à la dictature. C’est une simple utopie souvent mortifère (Confère Mao, Staline, Castro, Mussolini, Franco …) Il nous reste la « pseudo » démocratie sous sa forme représentative dans laquelle le pouvoir confisqué par les représentants est sans cesse remis en cause par les masses populaires.
Le système idéal de gestion des société reste à inventer car aucun de ceux mis en œuvre ne s’est vraiment imposé. Pour le moment tenons nous en au moins pire qui est celui dans lequel nous vivons.

Print Friendly, PDF & Email

Cet article comporte 2 commentaires

  1. + 1
    (Je poursuis la découverte de ton blog).
    Merci pour cette petite réflexion que je trouve bien argumentée et pleine de bon sens.
    J’aime ta conclusion. J’aimerais ajouter deux questions : Comment te sens-tu dans ce système imparfait ? As-tu décidé d’y apporter ta contribution d’une manière ou d’une autre ? Meilleures salutations !

    1. Merci de ton commentaire
      1° L’art de la vie est la capacité de s’adapter. Quand les choses ne sont pas parfaite on fait avec ! Je ne crois pas à la vérité absolue et moi comme les autres suis capable de me tromper. Je propose mes idées mais sans prosélytisme car je ne me sent pas mission, ni même le droit, de les imposer aux autres
      2° je ne suis pas en « croisade » et sans opposition aux idées des autres.J’exprime ma pensée c’est un devoir, mais l’imposer aux autres n’est pas mon droit
      La certitude est la mère des radicalités
      La société est faite de devoirs et non de droits. Les droits que nous pouvons avoir ne sont que la conséquence des devoirs que s’imposent les autres
      Cordialement

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Back To Top