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Esclavage, racisme, et finalité.

L’esclavage est un système juridique et social qui applique le droit de propriété aux individus, dits esclaves. Par opposition un individu ne faisant pas l’objet d’un tel droit de propriété est dit libre … Le propriétaire d’un esclave est quant à lui appelé maître.

Dans le racisme il faut distinguer la notion de races du racisme proprement dit (si tant est qu’on puisse le dire proprement !)

La notion de races est à rapprocher de la notion taxinomique de classification des êtres vivants en genre, espèces et sous espèces. Chez les simiens (singes) on distingue (pour faire vite) diverses sous espèces comme les chimpanzés, les gorilles, les orang outangs. Chez les animaux plus proches de l’homme ces sous espèces sont appelées races. On connaît les nombreuses races de chiens, de vaches, de chevaux. Il n’est pas illogique de tenter, par des critères morphologiques de classifier les humains en sous espèces en fonction de la couleur de peau, de la forme du visage. Évidemment cette classification est plus qu’imparfaite puisque par exemple les indiens, de race caucasienne ont souvent la peau plus noire que des individus de race noire.

Là où la notion devient délétère c’est quand elle débouche sur le racisme, quand on établit une hiérarchisation entre les races, certaines étant dites supérieures d’autres inférieures. Cette hiérarchisation n’étant basée sur aucun critère objectif et n’étant qu’une justification de la domination des uns sur les autres.

L’esclavage est une pratique aussi vieille que les civilisations humaines, le vainqueur ayant droit de vie ou de mort sur le vaincu. Dans la civilisation Égyptienne antique, les vaincus était ramené en esclave après les batailles. Les romains avaient des esclaves de façon parfaitement institutionnelle et légale.

Avec le moyen âge, et peut être sous l’influence de la religion Catholique la notion d’esclave disparaît. Il n’est plus besoin d’importer de la main d’œuvre issue des victoires puisque le système du servage suffit largement. Les seigneurs, les nobles, ont droit de vie ou de mort, droit de cuissage, sur leurs paysans les serfs. C’est une forme d’esclavage local.

Le système du servage s’assouplit avec le temps et les privilèges des nobles sont abolit à la révolution.

Mais la relation dominant/dominé à la vie dure et à travers la nouvelle bourgeoisie capitaliste les puissances d’argent asservissent les ouvriers jusqu’ au début du vingtième siècle.

A l’extérieur de l’Europe, avec la découverte des nouveaux continents (Amérique, Afrique) de nouvelles relations proches de l’esclavage prennent vie. Les conquérants espagnols ou Portugais massacrent, pillent, exploitent, les populations d’Amérique du sud. Ensuite les nouveaux migrants en Amérique du nord massacrent les indiens pour in fine les réduire en esclavage en les enfermant dans des réserves. Les besoins en main d’œuvre pour exploiter ce pays gigantesque sont immense et l’idée d’importer de la main d’œuvre Africaine ne tarde pas à germer. C’est là que le racisme se met au service de l’esclavagisme. Il est simple de présenter les populations Africaines comme étant de race inférieure, plus proche de l’animal que de l’humain pour justifier de les traiter comme des animaux.

Notons que les civilisations Arabes ont toujours été les championnes de l’esclavagisme. Le commerce des esclaves en Afrique était leur principale industrie. Ce sont elles qui enlevaient les noirs et les vendaient aux néo colons qui les déportaient en Amérique ou ailleurs. Dans certain pays d’Afrique la pratique de l’esclavage perdure.

Bie qu’ayant été aboli aux états unis le racisme et l’esclavagisme sont encore très présents aux États Unis

Le racisme n’est jamais gratuit, il est toujours au service d’une cause esclavagiste, dominatrice.

Venons-en à l’antisémitisme autre horreur que l’on appelle racisme. C’est un vocabulaire inapproprié car les Juifs ne sont pas une race (même si les courants Sioniste on tentés de les définir comme tels) mais une communauté religieuse et culturelle. On peut parler de discrimination mortifère, mais certainement pas de racisme.

L’antisémitisme sévi à l’état latent ou patent dans les civilisations occidentales chrétiennes depuis que les juifs ont (auraient !) crucifié Jésus en ce qui pourrait être l’an 30 de notre ère. Il surgit et disparaît au hasard des conditions socio-économiques et des conflits, mais il n’a jamais disparu. Malgré les horreurs commises en son nom par les Nazis il est toujours vivant. Dans l’idéologie Nazi l’antisémitisme était au service de la mythologie de la supériorité de la race Arienne sur les autres. Ne pouvant être justifié par une attaque contre une communauté il a été érigé en racisme. Les Nazis ont réussi ce que les Sionistes ont raté, définir les Juifs comme une race. Les critères définis par ces bourreaux pour identifier la « race juive », le nez crochu sont bien sûr ridicules Le nez Crochu était l’apanage des Bourbons qui ont régné longtemps sur le France. Il est plutôt caractéristique de certaines populations du moyen orient. Si certains Juifs Sépharades peuvent avoir ce type, ce n’est certainement pas le cas des Juifs ashkénazes du ghetto de Varsovie. La notion de race invoquée par les Nazis est totalement infondée.

Pour pouvoirêtre supérieur, il faut bien qu’il y ait des inférieurs. La communauté Juive était toute trouvée pour jouer de rôle.

Le racisme n’est jamais gratuit, il est toujours au service d’une cause esclavagiste, ou dominatrice.

Conclusion

Le racisme n’est pas un fait en soi, avec sa finalité propre. Il n’est toujours qu’un prétexte au service d’une idéologie dominante. Derrière tout racisme on doit chercher le désir, le besoin de domination sous-jacent.

L’esclavagisme est une pratique « vieille comme Erode », et surement plus ancienne encore. Nos civilisations occidentales en ont usé et c’est très dommage, mais c’est loin d’être un cas isolé. Toutes les grandes nations au plus fort de leur puissance l’ont plus ou moins pratiqué. Mais l’histoire du monde se confond souvent avec l’histoire de l’esclavage … et je crains que ce ne soit loin d’être terminé.

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