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Ne crachons pas dans la soupe, nous vivons dans un pays ou la démocratie et forte et vivante, ou il fait bon vivre … même s’il vaut mieux être riche et bien portant que pauvre et malade. Cela n’empêche pas de jeter un regard critique sur nos institutions pour en dégager le positif et le négatif.

Notre processus électoral est sans doute l’un des plus libre et démocratique qui soit au monde, et pourtant … !

Le problème qui commence à apparaître comme évident et celui de nos partis politiques. Nous sommes dans un régime de démocratie représentative et il ne peut guère en être autrement.  Les partis politique sont absolument nécessaires à notre vie publique. La démocratie directe telle qu’elle a pu être pratiquée à Athènes, cité de quelques dizaines de millier d’habitants ne peut s’appliquer à une nation de soixante millions d’individu. Réunir sur un forum la population pour débattre des problèmes n’est évidemment pas envisageable.

La mode est venue à la démocratie participative ou les candidats sont à l’écoute des citoyens pour définir leurs besoins et leurs désirs. Les moyens de communication modernes sont idéaux pour ce genre d’approche qui pourrait s’avérer fructueuse. L’obstacle majeur à cette approche est que les citoyens ne savent pas réellement exprimer leurs besoins, qu’ils mélangent dans leur proposition objectifs et moyens, que chacun ne voit qu’un microcosme des problèmes (ceux qui le touchent directement et à très court terme) et la synthèse d’opinions souvent contradictoires et quasiment impossible. On peut se rassembler sur un projet, rarement sur des opinions. on soupçonne les politique de plus utiliser cette approche pour sonder l’opinion et développer un programme qui risque de les porter au pouvoir, que pour rechercher les vrais besoins des citoyens. De plus la vie politique et sa pratique, dévoyées par les grands partis viennent, un peu, complexifier la donne. C’est ce mauvais comportement des partis, plus que leur existence qui pose problèmes.

Les candidats

Les partis (ou les syndicats dans le cadre des élections professionnelles) ont réussi à s’approprier le monopole de la présentation des candidats. En théorie tout un chacun peut se présenter librement aux élections, mais seul les candidats appuyés par une grosse structure ont des chances de se faire entendre. La campagne officielle accorde le même temps de paroles à chacun, mais les « gros candidats », ceux des partis politiques, disposent de budgets considérables pour organiser meetings, réunions, informations nationales et locales, contacts avec la presse, militants dévoués etc. etc. Il faut de l’argent pour se faire connaître et seuls les gros partis en disposent. Le choix de notre candidat se fera, inévitablement, parmi ceux qui nous sont proposés par les partis. Il s’agit donc d’un choix contraint, ce qui intellectuellement n’est pas satisfaisant.  Il faut bien convenir qu’une forme de sélection s’impose pour éviter des milliers de candidatures qui rendraient la consultation électorale impossible. Actuellement le tri des candidatures se fait, dans la pratique, par la soumission à un parti et par l’argent. Ce n’est sans doutes pas les meilleurs critères de sélection pour choisir les hommes ou femmes en charge de gouverner un pays. Pourquoi ne pas les sélectionner sur des critères mieux adaptés, par compétences, sens des responsabilités, selon le type de société qu’ils proposent, etc. etc.

Les partis

Comme la plupart des institutions, les partis politiques sont victime de la confusion des buts et des moyens. Les partis se créent dans le but d’offrir et d’imposer une certaine vision de la société aux citoyen. Le moyen nécessaire (mais non suffisant) est bien sûr d’arriver au pouvoir pour mettre en place sa politique. Le parti développe toute son énergie dans le but de prendre le pouvoir, et sa vision du pays, la politique qu’il souhaite mettre en place devient le prétexte à monter au pouvoir, en quelque sorte le moyen d’y parvenir. Cette confusion des buts et des moyens fait des partis des machines à prendre le pouvoir plus que entités propres à gouverner.

Les individus

Pour tout individu candidat à une élection le but est d’imposer la vision de son parti à ses concitoyens., Comme nous l’avons vu plus haut, l’appui de son parti est un nécessité, un moyen obligatoire. Le candidat devra développer une énergie folle pour obtenir l’investiture de ses pairs, et ici encore, la confusion des buts et des moyens l’amènera à prendre pour objectif (but) cette conquête de son parti et pour prétexte (moyen) l’apport que son élection pourrait apporter au développement des idées de ses partisans.

Selon ce processus on comprend mieux pourquoi nos candidats à des postes électifs sont obnubilés par leur carrière, et pourquoi les idées avancées sont d’avantage au service de ces carrières qu’à celui des populations.

 

 


"Les élections, une belle illusion de démocratie"   


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