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Economie et effet boomerang

Un axiome important, et pourtant toujours oublié dit que :

La gestion au mieux des intérêts de chacun est contre performante au niveau collectif.

Pourtant nous vivons ce paradoxe quotidiennement.

La boucle des aides sociales

Pour défendre leur compétitivité les dirigeants d’entreprise maintiennent les couts salariaux aussi bas que possible. C’est malheureusement la seule variable d’ajustement dont ils disposent à court terme. Les salaires étant insuffisant pour vivre, selon nos standards de vie, l’état est obligé de développer tout un système d’aides sociales pour permettre aux plus pauvre de se maintenir la tête hors de l’eau. Pour financer ces aides l’état se retourne vers les entreprises et les ponctionne de toutes sortes de retenues (impôts, taxes diverses, cotisations sociales, chômage …).

Il serait plus sage d’avoir des salaires plus élevés, des aides sociales diminuées, et moins de charges pour les entreprises.

La boucle délocalisations-chômage

Toujours dans le but de conserver leur compétitivité face à la concurrence internationale les entreprises délocalisent leurs productions vers des pays à faibles couts salariaux. Dans leur bilan c’est un plus. Malheureusement la délocalisation s’accompagne toujours d’une « importation de chômage ». Ceci  entraine le déficit des ASSEDIC, des caisses de retraites, de la sécurité sociale, en raison d’une baisse des recettes pour un nombre constant de bénéficiaires. Pour combler ce déficit l’état ne peut qu’augmenter la pression sur les entreprises et donc augmenter leurs charges sociales. Chercher l’erreur.

Délocalisations et indépendance

La pandémie du Covid-19 nous en donne un exemple frappant dans le domaine de la santé. Face à cette crise sanitaire nous voyons comment notre dépendance en-terme de médicaments et accessoires médicaux est forte vis à vis de la Chine et de l’Inde. Les produits les plus basiques comme les masques de protection, le gel hydro alcoolique, les réactifs pour tests, nous font défaut. Les économies réalisées en délocalisant nos approvisionnement nous reviennent en boomerang. Sans doute qu’une grande partie des pertes financières que nous subissons aujourd’hui  sont la contrepartie des économies réalisées dans le passé proche.

Comme il est impossible à l’échelon d’un pays de produire, à cout raisonnable, tout ce dont il a besoin la mutualisation des efforts dans une Europe fédérale est inévitable … et pourtant chacun s’efforce, à tout prix, de l’éviter.

Conclusion

Pas question de remettre en cause la mondialisation. C’est un phénomène naturel qui existe depuis que le monde est monde. La vie s’est construite au niveau du hameau, puis du village, puis des départements, des pays, et maintenant de la planète. La mondialisation n’est pas un choix, c’est une fatalité, peut-être une nécessité.

Quand un dirigeant d’entreprise prend une mesure comme la « modération »  des salaires ou la délocalisation, cela lui paraît une mesure raisonnable et efficace, sans conséquences collectives. Il oublie simplement que dans le même temps des milliers de chefs d’entreprises prennent la même décision qui entraine alors, des réactions collectives de compensation. C’est l’effet boomerang.

Simplement la leçon est que vouloir « s’en sortir » individuellement mène au chaos. Dans un système purement libéral ou le chacun pour soi est de mise se serait possible quitte à sacrifier les plus vulnérables. Dans une société comme la notre ou une certaine solidarité existe toute initiative individuelle se trouve confrontée à des mécanismes de solidarité concurrents qui la rendent stérile. 

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