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Ecologie verte et écologie rouge

Je l’ai toujours dit, l’écologie est un sujet trop important pour le laisser aux seuls écologistes. Dans le monde d’aujourd’hui  se dessinent deux tendances

  1. La tendance issue du XVIII ème siècle, depuis les positivistes et Auguste Comte qui consiste à croire en la science, en la capacité de l’homme à dompter la nature. On doit plier la nature aux exigences de l’homme, dans un monde assez statique et en s’appuyant sur des certitudes
  2. Un tendance plus moderne qui s’appuie sur les capacités d’adaptations de l’humain. On ne viole plus la nature, mais on la respecte, on « fait avec », dans un monde en perpétuelle évolution plein d’incertitudes

Les mouvements écologistes, en principe adeptes de cette tendance adaptative vivent dans un curieux paradoxe : Je ne veux plus dominer la nature, mais je veux, quand même, la plier à mes exigences, je veux pouvoir agir sur le climat, sur l’environnement, ce qui  revient à mettre la nature au service de l’homme.

La grande curiosité est que, écologiste ou non, c’est deux courants partent du même postulat : l’humain ne fait pas partie de la nature, il lui est extérieur

Pour les écologistes l’homme ne fait pas partie de son environnement puisque les actions de l’homme et leurs conséquences ne sont pas considérées comme naturelles, constituent des agressions extérieures à l’environnement. La nature doit se défendre contre l’homme.

Pour ceux qui refusent les thèses écologiste, l’homme est le maitre de la nature, il joue avec, au gré de ses désirs et de ses besoins.

Dans ces deux pensées, l’homme est vu comme n’étant pas « de la nature », un exploiteur pour les écologistes, un exploitant pour les autres.

Remettons « l’église au milieu du village »  et considérons l’homme comme faisant partie de la nature, au même titre que les animaux, les plantes, les océans et les montagnes. Il y joue son rôle, positif ou négatif, comme chacun des participants. L’homme participe à l’équilibre naturel et ne peut être dissocié de son environnement.

Pour reprendre les principaux problèmes que nous pose l’écologie, ils sont de plusieurs ordres

La disponibilité des ressources,
Le Climat,
La pollution,
La bio diversité,
La cause animale

On voit immédiatement à travers cette énumération qu’il n’est absolument pas question de la défenses de la nature mais de la défense du bien être de l’homme. C’est uniquement par leurs nuisances, directes ou indirectes, sur l’humain que les problèmes sont posés. On s’intéresse à la nature lorsqu’elle commence à nous gêner ! A travers ces objectifs écologiques l’homme se positionne bien comme maitre et prédateur ultime de la nature. Il la veut à son service !

Reste un autre problème, mais complètement occulté, c’est la sur population. Avec 1 milliard d’habitants, notre planète serait un « jardin d’éden », avec 7 milliards on voit venir le drame, avec 10 milliards ce sera un cauchemar. C’est, bien sûr, la cause initiales  et unique de tous les autres problèmes, mais on préfère toujours agir sur les effets, par compensation, plutôt que sur les causes.

Reprenons ces divers points un par un

La disponibilité des ressources

La consommation de matières premières non renouvelables pose, de toute évidence’ un problème à terme. Elle est bien sur directement proportionnelle au nombre d’habitants de la planète.

Quoi que l’on fasse ces ressources sont limités en quantité et la plus part d’entre-elles ne sont pas « inépuisables ».

En ce qui concerne l’énergie on a la chance de disposer de sources d’énergie presque inépuisable sur quelques millions d’années : Le soleil, le vent (lié au mouvements de la planète) les marées et les courants marins. Bien sûr il faut pouvoir récupérer et domestiquer cette énergie. Ce n’est pas vraiment fait, mais on voit que cela sera possible. Par contre pour les ressources minérales la disponibilité est limitée, d’autant plus que la demande ne fait que s’accroitre. Dans ce cas la récupération, le recyclage s’impose pour retarder autant que possible l’arrivée de la pénurie. Bien sûr cette solution n’est pas facile à mettre en œuvre, mais elle offre au moins une possibilité, un espoir qu’il faut saisir.

En ce qui concerne l’engoument pour le « tout électrique » (voiture , bus, …) il n’évite ni la pollution, ni la consommation d’énergie fossile dans la mesure ou l’électricité nécessaire est actuellement produite à partir du charbon ou du pétrole. On déplace le problème en amont, mais on ne gagne rien. Les sommes investies seraient mieux placées dans la recherche de la production d’énergies renouvelables.

Le climat

Il est maintenant admis que les résultats des études du GIEC sont crédible. La planète se réchauffe. On peut encore débattre de la proportion dans ce réchauffement de l’effet des gaz à effet de serre et du réchauffement naturel, mais ces résultats doivent être pris en compte.

Face à ce problème deux attitudes peuvent être adoptées. Lutter contre le réchauffement ou s’y adapter. La solution actuellement envisagée est la lutte contre le réchauffement via la lutte contre l’émission des gaz à effet de serre. Cette solution nécessite la mise en œuvre de moyens gigantesques et couteux, à l’échelle de la planète. Malheureusement l’adhésion n’est pas au rendez-vous et seules quelques nations (dont nous sommes)  y adhèrent. L’impact financier est élevé pour ces valeureux pionniers et le résultat final complétement nul.  C’est une solution qui ne manque pas de panache, mais un rien « don quichottesque », et qui pénalise les plus vertueux sans leur apporter le moindre avantage.

Inutile de se battre seul contre les moulins à vent. Cette solution ne pourra prendre effet que lorsque nous serons au pied du mur et que, pour tout le monde, les nuisances immédiates seront plus importantes que les efforts à fournir. Cela risque, malheureusement, d’être trop tard !

En attendant cette union universelle, le mieux est de  « la jouer perso » et de se préparer à affronter la situation. De nombreuses solutions  permettent d’aller dans « le bon sens » sans se pénaliser. L’isolation thermique qui permet de moins consommer d’énergie et de moins re larguer de gaz à effet de serre tout en faisant des économies compensatrices, le développement du solaire, de l’éolien, le développement et l’élimination des batteries pour stocker l’énergie, et bien sûr la gestion de l’eau. Il est quasi certain que l’approvisionnement en eau posera problème pour l’agriculture, l’industrie et les ménages. Revoir les notions de stockage et de distribution  de l’eau paraît nécessaire pour préparer le futur.

La gestion de l’eau, son stockage la prévention des ouragans, des inondations, des incendies de forêt sont des moyens de se préparer aux évolutions du climat

La pollution

Encore un problème d’importance. On peut distinguer diverses formes de pollution ayant des incidences différentes.

La pollution terrestre par les divers pesticides, fruit de l’agriculture intensive, et autres produits agissant sur les organismes vivants

La pollution de l’air, essentiellement due aux rejets des industries et des combustions  (automobiles, chauffage)

La pollution des océans due au déchets déversés dans la mer (pétrole, déchets plastiques, rejets agricole)

La pollution visuelle due à l’implantation dans les zones naturelle d’installations industrielles, urbaines ou autre

La pollution par « les ondes »

La pollution terrestre.

 Elle est principalement due aux rejets des processus industriels,  à la combustion des combustibles fossiles et à l’usage des pesticides et herbicides agricoles. Pas besoins d’être un grand savant pour prévoir que ces derniers  étant conçus pour détruire de la matière vivante peuvent avoir un effet délétère sur tout être vivant. Le problème est d’évaluer leur impact réel. Le consensus général est que ces produits sont potentiellement cancérigènes . la sagesse est de comparer leur morbidité à celle du tabac, substance relativement bien acceptée dans nos sociétés ( le tabac cause 60.000 décès par an en France). Comment lutter contre Monsanto dont les produits sont vraisemblablement responsables d’un certain nombre de cancers en n’agissant pas sur les lobbies du tabac dont les produits tuent, avec certitudes, 6 à 7 millions de personnes dans le monde. On pourrait parler également des ravages de l’alcool. Remettons l’église au milieu du village ! , ne condamnons pas notre agriculture et nos agriculteurs

La pollution de l’air.

Elle a souvent des incidences locales et une lutte au niveau de la nation n’est pas inefficace. En France beaucoup  a été fait pour lutter contre les rejets industriels et nous sommes de ce côté un pays « relativement propre ». Il faut cependant encore lutter contre certains excès, contre la pollution automobile locale. En ce sens la voiture électrique présente un intérêt certain. Ne condamnons pas notre économie et notre tissus industriel

La pollution des océans

Comme dans le cas  de la pollution de l’air c’est un problème mondial et l’action d’un pays isolé n’a pas de sens. Rappelons que si le plastique pollue ce n’est que parce que ses utilisateurs sont des pollueurs. On dit que le mer est sale, je dirais plutôt que les habitants de la planète sont sales. Mieux vaudrait agir sur les causes que sur les effets !

On dit les que sacs plastiques polluent. Je dis que notre gestion des sacs plastiques est déficiente et les usagers de ces sacs sont des pollueurs. Nous agissons en proposant la suppression de l’usage du plastique comme un enfant qui casse sont jouet parce qu’il n’arrive pas à le faire marcher !  On doit gérer « le plastique », généraliser les plastiques recyclables, favoriser sa collecte, et faire la chasse au pollueurs

La pollution visuelle

Voilà un problème principalement local, voire national et qui et qui doit être traité au niveau ou il sévit. Je rappelle qu’on ne peut pas tolérer l’accroissement de la population et refuser de créer des habitats, des infrastructures scolaire, industrielles, administratives pour les accueillir. La démographie implique inévitablement une prédation humaine sur la nature. La place de l’un n’est plus la place de l’autre.

La pollution par les « ondes »

On a déjà avancé le côté potentiellement cancérigène des ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables. Il n’y a aucun fondement rationnel à cette rumeur. Certaines personnes se sont plaintes de nuisances dues aux antennes, mal de tête, troubles divers. Il s’agit d’une très faible proportion de la population et leur cas doit être traité individuellement . On ne va pas interdire le mobile à toute une population pour une infime portion qui ne les supportent pas. C’est un problème à gérer sur le plan médical, psychologique, ou technique. Le développement de la 5G est l’exemple typique de l’anti démocratie ou une minorité veut imposer ses valeurs à la majorité au risque de lancer le pays dans un décroissance néfaste. Dans le monde d’aujourd’hui, stagner c’est régresser !

La biodiversité

Encore un cas qui montre que la finalité des écologistes n’est pas la sauvegarde de la nature mais bien un certain confort pour l’homme. Aucun d’entre eux ne s’insurge contre l’éradication des puces, punaises, guêpes, moustiques transmetteurs, cafards, termites, serpents et araignées venimeuses, bactéries et virus pathogènes, doryphores, hannetons, chenille processionnaire, champignons pathogènes, papillons nuisibles … qui  font pourtant partie de la biodiversité. Seuls trouvent grâce ours et loups dont les nuisances touchent les éleveurs montagnards sans léser les bobos urbains

La cause animale

Encore un débat « de café du commerce ». Qui dans les débatteurs est capable de définir clairement la position de l’animal par rapport à l’homme. Qu’est-ce que l’homme, est-ce que l’animal et l’homme sont de nature différente, identique, le fruit d’une évolution progressive ? Existe-t-il dans la nature des droits et des devoirs, cette notion est-elle d’essence humaine ou universelle ? Quid des animaux de compagnie qui progressivement prennent la place de nos enfants, promus eux au rang de petits roi, voire de tyran du foyer . C’est à partir de ces réponse que l’on pourra définir la position de l’animal dans la société et lui donner le statut que l’on lui fixe. Actuellement les débats sont passionnés car ils sont vides de sens et portent sur des entités non définies.

Une piste pour comparer les divers règnes serait de s’adresser à la notion de conscience. On peut en définir trois niveaux principaux : conscience organique, émotionnelle, et cognitive. La plante vit sur un mode organique, l’animal sur les modes organique et émotionnel, et l’humain sur les trois modes. Les notions de droit, de devoir, de respect, d’amour, de tolérance, … sont purement du niveau cognitif, donc ne concernent pas le monde animal. A réfléchir !   

Conclusion

Les menaces écologiques sont sérieuses et doivent être traitées comme telles. Évitons de disperser nos efforts et nos moyens forcement limités dans des objectifs affectifs ou idéologiques. J’ai envisagé nos principaux défi mais, en matière d’écologie, ils sont innombrables. Tabagisme, alcoolisme, drogues et, puisque l’on parle de bien-être sur la planète pourquoi ne pas parler des problèmes de la dépendance, des exclus de la société, des minorités discriminées, des inégalités sociales ? A quoi bon envisager une planète heureuse ou une grande partie des humains n’aura toujours pas sa place ?   

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