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Covid 19 La polémique sur les masques

La polémique sur le manque de masques durant la période initiale de l’épidémie continue d’alimenter les discours des « l’oppositions » qui y voit un bon angle d’attaque pour critiquer la politique du gouvernement.

Que peut-on en dire, en essayant d’être aussi objectif qu’il est possible de l’être ?

La responsabilité

  1. Le déficit initial en masques à, bien sûr, été attribué principalement à l’instance suprême qui gouverne le pays, c’est à dire la présidence de la république et le gouvernement. Ce n’est pas faux puisqu’il leur incombe de gérer la politique générale du pays. Relativisons cependant car la disparition du stock stratégique de masque s’étend sur plusieurs quinquennats et gouvernements (Sarkozy, Hollande, Macron). La responsabilité est donc partagée entre ces divers acteurs
  2. Cet évaporation de notre stock de masque c’est faites sans que nos élus et  responsables (députés, sénateurs, élus locaux, divers responsable des institutions gérant la santé, responsables hospitaliers) ne se manifestent clairement. Il aurait été normal que chacun, à son niveau, tire la « sonnette d’alarme » devant ce danger. Or, ils se sont manifestés « après la bataille » quand l’occasion a été bonne de tirer un profit politique de la situation. A ces « père et mère la vertu » disons : « pourquoi ne pas l’avoir signalé quand il était encore temps de réagir »
  3. On a vu les médecins libéraux s’indigner que le gouvernement ne leur fournisse pas les outils de protection nécessaires à l’exercice de leur activité. Comment ce fait-il que ces praticiens confronté régulièrement à des malades contagieux (grippe gastro) puissent ne pas avoir en leur possession ces outils de base de la protection contre les épidémies.
    En tant que praticien libéraux, il est de leur responsabilité de garantir leur sécurité et la sécurité de leur patients.

On peut dire que la responsabilité est largement partagée et que chacun sera bien venu d’en assumer sa part au lieu de rechercher le « bouc émissaire » idéal

La communication gouvernementale

On peut dire qu’elle a été plutôt mauvaise, mais à la réflexion on peut émettre certaines réserves

  1. Le gouvernement a prôné l’inutilité des masques pour le public se fondant sur des recommandations de l’OMS. Je n’en est pas la preuve, mais je suppose, que cette recommandation était plus politique que scientifique et que devant la pénurie mondiale de masques de protection l’OMS à choisi cette formulation pour éviter une panique mondiale qui aurait consisté à dire « les masques pourraient vous protéger, mais vous n’en aurait pas ». Le discours du gouvernement Français résulte des mêmes considérations.
  2. Oui le gouvernement a menti, mais avait-il le droit de déclencher une panique générale en avouant la vérité. Ils ont menti, mais il nous est tous arrivé de mentir pour éviter le pire !
  3. Il est intéressant de voir nos élus « hurler au loup » en disant on nous  a menti ! Quel nigaud pouvais gober ce discours :

  4. « Les masques sont inutiles, c’est pourquoi on les réserve pour les personnes les plus exposées : les soignants »

    Si nos représentants élus on put avaler ce bobard, ils ne méritent pas la confiance que l’on a mis en eux. Messieurs « Républicains », « FI », « RN », retournez à l’école vous n’avez pas le niveau.

La vérité sur l’usage du masque

C’est une question à laquelle il est facile de répondre : Il n’y en a pas !

Au début, pour des raisons sans doute politiques on a postulé l’inefficacité du port du masque. On s’est rapidement aperçu qu’au contraire il assurait une bonne protection contre les contaminations et son usage a été recommandé, puis rendu obligatoire.

Actuellement on observe quotidiennement environ 50.000 cas de positivité par jour (donc 50.000 contacts avec des personnes contaminées). Si on admet que le pourcentage de personnes positives dans notre société est de 5 à10%, ce qui est sur évalué, on arrive à 500 .00 à 1milion  de contacts sans protection par jour !. Il est troublant que dans une population qui respecte plutôt, de façon générale, le port du masque et des restrictions de contact, autant de contacts non protégés apparaissent. Le masque n’est peut-être pas la protection absolue qu’on imagine.

Cependant c’est la seule véritable protection que l’on connaisse et il est impératif de le porter. S’il n’est, peut-être, pas la protection absolue il reste un outil efficace, et c’est le seul !

Prévoir l’imprévisible

On peut donc reprocher à l’ensemble de la classe dirigeante de ne pas avoir prévue cette nouvelle pandémie, mais était-ce si facile de prévoir l’imprévisible et de se prémunir contre ?

Remettons nous dans l’époque. Les risques potentiels étaient nombreux. Inondations, vagues submersives, sécheresse,  catastrophes nucléaires, incendies, actes de terrorisme et pourquoi pas tremblements de terre, érosion des cotes … et bien sûr pandémie. Pourquoi n’a-t-on pas érigés des digues, curé les rivières, prévu des bassins d’évacuation de l’eau en cas d’inondation,  créer des bassins de rétention d’eau pour la sécheresse, débroussaillé nos forêts, multiplié le nombre de pompiers, de policiers, de forestiers, fermé nos centrales nucléaires, … Tout simplement parce que l’on ne peut pas tout faire. Faire des stocks de masques ou de respirateurs en cas d’inondation, de pompiers en cas de sécheresse, n’aurait pas grand sens.

Comme toujours il est plus facile d’apporter la bonne réponse à un problème quand on en connaît la solution.

Au Bac quand un candidat utilise la solution d’un problème pour en fournir la réponse, on appelle cela un tricheur !

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