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La vérité, certitude aux cent visages

Les querelles, les conflits, les guerres sont de façon générale le fait de personnes qui pensent détenir la vérité et qui, de plus, sont persuadées que la vérité est unique.

J’ai eu mainte fois l’occasion de montrer comment ce que nous appelons « la vérité » était construit, pour chacun de nous, à partir des représentations mentales élaborées au cours de nos expériences vécues. Cette « vérité », fruit de nos expériences personnelles est unique, chacun de nous la forgeant à partir de son vécu spécifique. Cette « vérité » définie notre vision du monde (est, soit dites en passant, en même temps notre identité). Dans une population homogène et pétrie d’une culture commune, les visions du monde sont très similaires. Bien que fondamentalement différentes ces « vérités » sont suffisamment proche pour donner l’illusion d’une « vérité » unique. Cette apparence d’unicité nous induit à considérer la « vérité » comme unique alors qu’il n’en est rien. Si on plonge dans les détails on s’aperçoit vite que les diverses visions du monde présentent bien des différences.

D’ailleurs, entre ceux qui croient en un Dieu et ceux qui n’y croient pas, il ne peut pas y avoir de « vérité » commune.

Cette croyance en une « vérité » unique et dans le même temps la variabilité des « vérités » construites par chacun d’entre nous est réellement mortifère. Cela conduit chacun d’entre nous à avoir sa « vérité » personnelle (donc chacun sa vision du monde) et à croire que la « vérité » est unique (donc à penser sa « vérité » comme absolue et non négociable). Voilà posées les bases du sectarisme. Puisque j’ai raison, les autres ont forcément tort !

Il y a une « vérité » qui apparemment échappe à cette critique, c’est la « vérité scientifique » dont chacune des assertions est vérifiée, argumentée, validée. Elle peut paraître unique et inattaquable. Il n’en est rien !

Voyons comment se construit une « vérité scientifique ». C’est une proposition qui se place dans le cadre d’un modèle de représentation d’un phénomène, c’est à dire d’une théorie scientifique. Pour expliquer un phénomène, naturel ou non, les scientifiques en bâtissent un modèle, très souvent dans un univers mathématique. Ce modèle, ou théorie se construit à partir d’une hypothèse (posée en postulat). Cette hypothèse est parfaitement arbitraire et n’est choisie qu’en fonction de l’espérance de résultats qu’elle promet. Sur elle, on construit un modèle, aussi complet que possible, de représentation du phénomène étudié. Toutes nouvelles assertions seront étudiées, vérifiées, validées dans le cadre du modèle utilisé. Il en résulte que toutes vérifications, validations se ferons à l’intérieur d’un système modèle basé sur un référence (hypothèse) arbitraire. Cette « vérité » basée sur un arbitraire n’est pas absolue, mais relative à l’arbitraire sur lequel elle a été bâtie.

 

Chaque individu perçoit les événement au travers du filtre de la conscience cognitive qu’il s’est forgé tout au long de son vécu. A chacun son filtre, à chacun sa « vérité ». C’est la similitude des consciences (en raison de la similitude des expériences) qui nous permets, dans une certaine mesure, d’avoir une vision commune, une « vérité » commune.

Personne ne détient « la  vérité » , chacun détient « sa vérité », personne ne peut l’imposer aux autres !

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