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Les droits des enfants et les droits des animaux sont des notions qui divisent, à juste titre, la population Française. On ne peut trouver de réponse à ces questionnements qu’en se penchant sur le statut de ces deux entités  et le concept qu’elles recouvrent.

La « psychologie relativiste », et le modèle qui la supporte, peuvent apporter des réponses raisonnées à ces questions.

A la naissance, les enfants comme les animaux sont des êtres quasiment démunis de conscience cognitive, donc de discernement, de raisonnement, et de positionnements dans l’existence. Ils vivent purement sur leur conscience émotionnelle, sur un mode en fusion avec leur environnement (parents ou géniteurs). Ils sont incapable d’autonomie, de responsabilités, de se sentir des devoirs envers autrui. Sans devoir pas de droits. On fait constamment la confusion entre les droits des enfants et les devoirs des parents. Les parents ont des devoirs envers les enfants qu’ils ont mis au monde. Ces devoir sont issus, généralement, d’un consensus sociétal qui dans une population définis les règles qui fixent la relation des parents aux enfants. Les parents, dans nos sociétés, ont le devoir de nourrir, d’assurer la santé, l’éducation, l’intégration et le bonheur des enfants. S’ajoutent à cela les nécessité de l’espèce à assurer une descendance pérenne. Pour les animaux c’est bien sur la nécessité qui fait loi ? En regard de ces devoirs les parents ont des droits sur les enfant qui leur doivent obéissance, respect. Les parent ont, notamment le droit de choisir les règles morales, l’éducation, la religion (ou non) qu’ils souhaitent pour leurs enfants.

Au fur et à mesure de leur développement les enfants vont enrichir leur conscience cognitive, acquérir des capacité d’analyse critique et de positionnement. Ils vont alors se charger de responsabilités : être propre, marcher, manger seul, obéir aux injonction des parents, bref acquérir de l’autonomie. Respecter ce contrat va leur octroyer des droits : faire certains choix, prendre un peu de liberté et d’indépendance.

Plus les enfants grandissent, plus ils prennent leurs responsabilités et plus les parents leur accordent de droits : droit de choisir leur vêtements, de sortir seul, de gérer leurs loisirs, leurs amis. Se chargeant de responsabilitéss et de droit, l’enfant va, de ce fait décharger ses parent d’une partie de leur devoirs et de leur droits.

Ainsi, au cours de sa vie l’individus va accumuler les responsabilités et les droits dont l’équilibre fera de lui un adulte autonome.

L’animal ne développe pas (ou si peu) de conscience cognitive. Il ressent des émotions mais n’a pas de sentiments. Il se soumet aux règles de la nature mais n’a pas de morale. Il vit son existence « le nez dans le guidon » sans le recul de l’analyse et de la raison critique. Dans la nature l’évolution est donc bien différente. En l’absence de société, les devoirs des parents se limitent aux nécessités imposées par la survie de l’espèce : protéger, nourrir et préparer à la vie leur progéniture. Dans l’univers des animaux adultes, il n’y a ni foi  ni loi, ni pitié ni sentiments. Les plus forts prennent le pas sur les plus faible, les hiérarchies (positionnements) se font de façon naturelle sans intervention de logique ou de règles. Les animaux n’ont pas (ou n’ont que très peu) de devoirs les uns envers les autres. Ils n’ont d’autre droit que le droit du plus fort. La notion même de droits et de devoirs n’existe pas, et en fait l’animal obéit à la nécessité de son espèce, se nourrir pour vivre et se reproduire. Aucune valeurs morales dans cela.

Dans les relations entre l’homme et l’animal ont vit une situation complexe car c’est un mélange de deux situations et de deux visions. L’animal ne se sent pas de devoirs vis à vis de « son maitre ». S’il obéit, c’est plus par soumission que par sens du devoir. Il réagit, d’ailleurs, le plus souvent par positionnement soumis ou par désir d’une récompense alimentaire. Il a la vision animale de sa condition. Il n’a donc ni devoirs ni droits.

Pour l’homme la vision est différente. Plus la société évolue et plus l’homme intègre l’animal à sa vie (notamment par le concept d’animal de compagnie) . Il lui donne une place dans son univers et cette place ne peut, évidemment, qu’être anthropomorphique. Il en résulte que l’homme se sent des devoirs envers l’animal. Ces devoirs sont très difficile à définir car ils dépendent du positionnement donné par l’homme aux animaux dans son univers. Ce positionnement évolue avec le temps, l’état des sociétés, les notions religieuses. Il est fluctuant et mal défini. Cette incertitude est bien sûr la source de tous les conflits sur la condition animale. Les débats sont sans issue car c’est cette condition animale qui n’existe pas (ou qui n’a pas sa définition)

Évidemment en regards de ces devoirs que l’homme que s’impose l’homme, il s’accorde des droits sur l’animal. Il en est le « maitre ». Ces droits ne peuvent être établit, car ils doivent équilibrer les devoirs, qui doivent découler de la position que l’homme donne aux l’animaux dans son univers. Tant que ce positionnement n’est pas formellement acquis tous les débats sur les droits des animaux tournent dans le vide.

En conclusion il n’existe aucun droit acquis de façon innée (sauf bien sûr dans le domaine de certaines convictions religieuses ou ils sont définit par le créateur de façon plus que floue car à la naissance des diverses religions la notion de droit des animaux n’existait pas). Les droits sont la contrepartie des devoirs qui s’imposent. Sans conscience cognitive pas de morale, et sans morale pas de devoir. La conscience cognitive des animaux étant presque inexistante, ils ne peuvent avoir ni devoirs ni droits. Pour l’enfant, il nait sans droits, mais développant sa conscience cognitive il acquière devoirs et droits qui feront de lui un adulte.

Ne transformons pas les devoirs qui s’imposent à l’homme vis à vis de ses enfants avec des droits que ceux-ci auraient acquis à leur naissance.

NB. Bien sûr mon propos remet en cause le statut de l’embryon, l’IVG, la PMA.


"Les droits des enfants et les droits des animaux"   


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