skip to Main Content
[font_awesome icon="phone" margin_right="5px" color="#000"] 01 42 59 15 27 [font_awesome icon="envelope" margin_right="5px" margin_left="20px" color="#000"] patrick@rouillier.com [font_awesome icon="user" margin_right="5px" margin_left="20px" color="#000"] [wp_login_url text="User Login" logout_text="Logout"]

Le paradoxe : ressenti et réalité

La base des philosophies et psychologies relativistes est de considérer d’avantage le vécu (ressenti) des situations plutôt que leur réalité objective.

Ceci est parfaitement montré dans l’écoute des bulletins météologiques qui différencient entre température (telle que mesurée par un instrument de mesure ) et température ressentie par les individus.

La première serai objective et universelle, la seconde est le fait de chaque individu et varie en fonction de divers facteurs (situation aérée ou non, bon état de santé ou de forme, habitude à la chaleur ou au froid, …). La température ressentie peut donc différer d’un individu à l’autre, et pour un individu au hasard des circonstances et des motivations.

L’importance de la température ressentie est qu’elle est propre à chacun d’entre nous. Elle est réellement une sensation perçue, analysée par notre psyché, et ressentie, vécue, comme une représentation mentale de notre perception.

Elle est vraiment du domaine du ressenti car elle peut se produire en dehors de toute élévation de la température extérieurs. La fièvre peut déclencher des sentiments de froid ou de chaud et déclencher les réactions organiques associées (Rougeurs, suées, frissonnements). Ces réactions peuvent également se produire sous l’effet de chocs affectifs. La gêne peut engendrer rougeurs et sueur, la peur les sensations de froid. La température et une perception et ne couvre pas forcément une réalité objective.

En ce qui concerne la température mesurée, dites objective, quelques précisions sur son élaboration sont nécessaires.

Le principe de la création de la notion dites objective de la température est le suivant.

Il est basé sur les observations suivantes :

  1. Dans des conditions précises, l’eau bout à température constante. La chaleur entraine une vaporisation de l’eau. Ce phénomène de vaporisation dégage du froid qui vient compenser l’apport de chaleur fournie (la vaporisation consomme des calories). Il se produit un équilibre entre apport de chaleur et dégagement de froid qui maintient le liquide à température constante durant le temps de la vaporisation(Dans la mesure ou l’apport de chaleur n’excède pas la capacité de vaporisation de l’eau).
  2. Dans des conditions précises, au refroidissement l’eau se solidifie (cristallise). La cristallisation dégage de la chaleur (elle fournit des calories). Ce dégagement de chaleur compense le refroidissement et l’eau, en cours de cristallisation demeure à température constante.
  3. Signalons que alors que le phénomène de vaporisation dure un certain temps (le temps que toute l’eau s’évapore), le phénomène de cristallisation est beaucoup plus rapide. Mais dans les deux cas l’eau reste à température constante durant un certain temps.

Ces remarques faites voyons comment a été mise en place l’unité de température

  1. Il a été décidée définir la température d’ébullition de l’eau comme égale à 100 degrés Centigrade.
  2. Il a été décidé de définir la température de congélation de l’eau égale à 0 degrés Centigrades
  3. Le degré centigrade a été défini comme le centième de l’écart de température entre les température de vaporisation et de congélation de l’eau.
  4. L’échelle des températures est basée sur un double postulat. L’eau bout à 100°, et se solidifie à 0°.Elle repose sur une origine (0°) et une unité (le degré). Fondée sur des postulats elle est donc arbitraire et tout sauf objective.

Ce développement pour montrer que comme le temps, la température n’est pas un fait mais une construction intellectuelle. La durée ou la chronologie sont la formalisation, la représentation de ce ressenti. L’échelle des températures est la représentation mentale élaboré du ressenti de la température. Pour existe un fait doit être relié, comparé, positionné par rapport à un autre. Une température n’a de sens que comparée à une autre température ( c’est pourquoi l’échelle des températures est fondée sur un double postulat). Un temps n’a de sens que comparé à un autre temps (l’échelle des temps est basée sur un double postulat, l’an zéro et une unité, la durée de la rotation de la terre autour du soleil).

NB : Bouddha tenais le même raisonnement à propos de la douleur. Celle-ci n’existe pas, n’est pas un fait, mais seulement la représentation mentale d’un ressenti « négativisé » par sa comparaison à un autre ressenti moins perturbant. En médecine, n’ayant pas d’unité de mesure de la douleur, on essaye d’évaluer la douleur sur une échelle subjective de 1 à10.

On arrive à ce paradoxe que température, temps, douleurs, n’existent pas, mais que pourtant nous en vivons tous quotidiennement les conséquence.

Toute vision philosophique débouche sur un paradoxe. Ne les évitons pas, le paradoxe est « la mère » de notre liberté de penser. Qui fuit le paradoxe refuse sa liberté.

Print Friendly, PDF & Email
Cet article comporte 0 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back To Top