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La violence et la médiation

La violence est l’utilisation de force ou de pouvoir, physique ou psychique, pour contraindre, dominer, tuer, détruire ou endommager. Elle implique des coups, des blessures, de la souffrance, ou encore la destruction de biens humains ou d’éléments naturels.

Dans ce qui va suivre nous nous intéresserons uniquement à la violence ou plutôt aux réactions de violence physique. Nous ne parlerons pas de la violence froidement utilisée pour asseoir, par exemple, une autorité. Les violences d’état, le harcèlement, les violences morales, la coercition, pouvant justifier d’autre développements. La violence dans la domination sadique est également d’une autre nature. Cependant ces autres types de violence cachent également un sentiment ou une crainte d’infériorisation.

On peut s’interroger sur les causes de cette violence et énumérer les raisons sociales, familiales, les psychopathologies, les blessures narcissiques, mais ceci illustre plus les circonstances dans lesquelles va s’exprimer la violence que ses causes profondes.

Recherchons si on peut trouver une cause unique à toutes ces explosions de violences. Par exemple pourquoi dans une discussion qui démarre tranquillement le ton monte progressivement, jusqu’à en venir aux mains ?

On s’aperçoit que derrière toute explosion de violence se cache un sentiment d’impuissance, de frustration, d’incapacité à obtenir ce que l’on recherche.

Reprenons l’exemple précédent d’une discussion qui s’envenime. Deux points de vue s’affrontent et chacun des interlocuteurs veut convaincre l’autre de la supériorité de sa vision. Chacun tente d’argumenter, mais sans succès. Les arguments se font de plus en plus spécieux, de plus en plus de mauvaise foi. Si personne ne cède chacun des interlocuteur se sent impuissant à convaincre l’autre par une argumentation civilisée, et la frustration grandie. On fait alors appel au plus vieux et au plus radical des arguments : La violence physique qui a pour objet la destruction de tout ce qui s’oppose à notre volonté

On peut également prendre l’exemple de l’enfant qui n’arrive pas à faire marcher son jouet et qui de rage le casse. Après avoir éssayé en vain de faire fonctionner son jouet l’enfant s’aperçois de son impuissance et brise l’obstacle qui s’oppose à lui. La violence est dirigée contre l’objet qui lui résiste. La finalité n’est plus de jouer mais de détruire ce qui lui résiste.

Examinons la situation des enfants dit « à problème » qui développent souvent une agressivité à la limite de la violence. Ils en veulent à la terre entière, le plus souvent, en raison de la difficulté qu’ils ont à y trouver leur place (pour toutes sortes de raisons). C’est un cercle vicieux car leur agressivité (due à la difficulté de se situer dans la société) est la raison majeure de leur rejet par « les autres ». Ce rejet accroit leur sentiment d’impuissance à exister dans une société et les poussent à la marginalité. Les aider c’est casser ce cercle vicieux.

Autre exemple dans le sentiment d’agression. Lorsque l’on se sent agressé par une personne, une situation, on peut souvent avoir une réaction violente. On peut tout d’abord tenter de gérer la situation par le dialogue et si cela échoue la violence éclate facilement. C’est une réaction classique dans les comportements paranoïdes dans lesquelles la réponse vers un individu peut être la violence physique. Évidement face à une situation, faute d’adversaire physique clairement identifié, la réponse violente sera dirigée vers la situation sous une forme plus organisée et plus perverse. Elle couvrira toujours le désir d’éliminer l’objet de résistance.

A contrario lorsqu’un individu domine facilement une situation, sur le plan physique, il n’aura jamais le besoin de recourir à la violence physique . Ceci explique la passivité des « grands costauds » et l’agressivité des « petits roquets ». Ce peut être différent si le plus costaud est entrainé sur un autre terrain ou il n’aura pas le dessus !

Derrière toute explosion de violence se cache toujours un sentiment d’impuissance devant la situation et un désir d’éliminer radicalement ce qui fait obstacle à nos désirs.

Comprendre la violence et ses mécanismes est fondamental pour pouvoir la gérer (chez soi et chez les autres !)

Lors d’une discussion, d’un conflit, si on veut que le débat ne dégénère pas en pugilat on doit toujours éviter d’acculer son adversaire dans une position sans issue, dans laquelle la seule porte de sortie serait de vous détruire.

Dans une médiation, souvent, l’un des participant prend un ascendant majeur sur l’autre le plaçant en situation d’impuissance. C’est toujours une situation à éviter. Une victoire par KO est une médiation achevée, classée, mais c’est une médiation bâclée totalement ratée ! Le problème est réglée mais la haine entre les participants exacerbée.

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