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Un des besoins fondamentaux de la nature humaine (présente également dans le règne animal) est le besoin de références, le besoin de positionnement.

Connexion-Maxime-300x167Nous avons montré dans les pages « Philosophie > Introduction » comment, nous pensons, la maturation d’un individu se fait par confrontation permanente de son acquis historique avec le monde qui l’entoure. Cette analyse critique de sa relation à son environnement est l’essence même de la définition d’un positionnement dans l’univers qui nous entoure.

Le positionnement, la référence, l’analyse critique de la relation aux autres, sont la « colonne vertébrale » de la psyché et par la même de première importance !

Le passage de l’enfance (stade des relations fusionnelles) à l’âge adulte se fait par l’établissement de ce positionnement. Si celui-ci se passe bien on abouti à un adulte équilibré, « bien dans ses baskets », si celui-ci se passe mal on abouti à un adulte en demande, en recherche d’un équilibre qui a développé ce que nous avons pompeusement appelé « un cancer de la psyché ». Mais dans tous les cas nous avons affaire à un adulte.

Si un individu n’arrive pas à développer ce faisceau de relations positionnantes, on peut dire qu’il est resté jeune ou plutôt qu’il est immature, voire régressif.

Ceci étant posé, jetons un œil (voire deux!) sur l’établissement de ce positionnement.

Les références à l’espace et au temps

Ce sont certainement celles qui apparaissent le plus tôt dans le développement d’un individu. Elles se construisent dés le plus jeunes âge et sont absolument obligatoires à l’intégration de l’enfant dans son univers.

Comment apprécier la position et la distance à un objet pour pouvoir le saisir, le volume d’une pièce pour s’y déplacer, les différences de niveau pour ne pas tomber ou heurter un objet, bref la référence spatiale dans notre univers à 3 dimensions. La construction de ce référentiel commence très tôt, dès l’âge de quelques mois.

Un peu plus tardivement vient la référence au temps. C’est à partir de 1 à 2 ans que l’enfant apprends à différencier hier (ce qui c’est passé avant) de demain (ce qui arrivera plus tard ), puis à différencier avant hier par rapport à hier, demain par rapport à plus tard, bref à construire son univers temporel chronologique.

Notons bien que le temps est une notion qui s’apprend et qui n’est pas innée !

Détaillons un peu ce système référentiel. Imaginons un adulte qui doit franchir un carrefour en voiture et qui doit de ce fait se situer dans l’espace et dans le temps.

Il fait en premier une analyse de la situation, disons au temps To, pour évaluer sa position par rapport au carrefour, aux autres voitures, à tous les éléments présent sur place. Ceci lui donne sa situation géographique (So) en l’absence de tout élément temporel.

Introduisons maintenant la notion de temps et comment s’intègre t elle. Une seconde analyse au temps T1 va lui donner une nouvelle situation géographique (S1), toujours sans notion de temps.

Le temps sera alors introduit, non pas comme une notion purement temporelle, mais via la notion de vitesse (V) qui pourrait se représenter dans un modèle mathématique par :

V=(S1-So)/(T1-To)   (la vitesse étant la dérivé de l’espace par rapport au temps)

Bien sur notre automobiliste ne fait pas ce calcul ( heureusement car ce pourrait être accidentogène! ) mais fait une analyse globale de la situation, de la vitesse de chaque objet et de leurs vitesses relatives, de la variation de leurs positionnements, et il peut ainsi par extrapolation estimer la position et la vitesse de chaque objet au moment ou il franchira le carrefour et définir l’attitude à adopter pour éviter l’accident.

Il a, par une projection déductive dans le futur put déterminer la meilleure attitude à adopter

Il a donc inventé son futur dans une chronologie du temps de façon purement déductive et logique et, fait important, n’a pas utilisé la notion de temps mais de différence de temps pour anticiper les situations.

On retrouve la notion fondamentale de la relation temporelle : le temps, lui, n’existe pas ou ne nous sert en rien, mais c’est son organisation en terme de chronologie (différence de temps) qui nous est utile ! Définir une relation au temps c’est créer sa propre chronologie sous formes de relations hypothetico/déductive entre les événement. L’événement qui est la cause vient dans la chronologie avant l’événement qui est la conséquence.

Références politiques, sociétales

Les références spatio-temporelles s’acquierent très tôt et ne vont évidemment pas cesser de s’affiner. Mais elles restent du domaine de l’enfance et ne sont pas l’élément éssentiel du passage à l’âge adulte. Celui-ci se fera par l’acquisition progressif d’un vécu relationnel historique (analyse critique de chaque situation par rapport à son acquis), en relation direct avec le passage de relations de type fusionnelles à des relations de type relationnelles (abandon de l’asservissement aux parents, à la famille, aux copains pour acquerir une véritable autonomie. (voir la page « Psychologie > Evolution > l’enfance » )

Quelques remarques sur ce phénomène de prise d’autonomie :

On ne peut se définir seul. Si on est seul, on est simplement soi, sans rien de plus. C’est par rapport aux autres que l’on peut se définir, c’est à dire se positionner. C’est au travers de l’analyse critique (objective ou non ) des relations aux autres que va se définir notre identité propre.

On arrive à ce paradoxe apparent que pour acquerir son autonomie, forger son identité, on a besoins des autres ! … amusant non ! Personne n’existe en tant que soi, mais uniquement dans le regard des autres. On a besoin d’un observateur extérieur pour devenir soi ! D’un environnement pour exister

Nous avons besoin de relations pour exister à nos propres yeux

On a donc inventé la morale (ou plutôt devrais je dire les morales) pour codifier ces relations aux autres.La morale commence avec deux individus minimum. Qui dira d’un homme seul, isolé dans un espace clos, s’il est orgeuilleux, avare, hédoniste, généreux, …

La morale défini une relation codifiée aux autres, ou à Dieux, Allah, Yavé, Bouddah, le Dieux des montagnes ou de la pluie, pour ceux qui croient en eux, mais elle n’a pas de sens pour un homme seul. Par contre elle défini des normes relationnelles, admises en commun, entre les être leurs permettant de se situer (suis-je orgueilleux, hédoniste, ambitieux, avare, …? le suis-je plus ou moins que la norme?)

Autre remarque sur le positionnement

Les jeunes sont plein de vie, mais sans références construites. Ils sont mal situés, mal positionnés dans la vie ? Flottants

Les vieux sont moins actifs mais leurs références sont établies (bien ou mal, ce qui peut génèrer des problèmes psychologiques)

Enfin, dernière remarque mais pas de moindre importance : L’homme a t il un besoin impérieux de s’exprimer, et pour cela il utilise la communication, la relation, le positionnement,  qui l’obligent à formaliser, et donc à clairement percevoir ses pensées ? ou l’homme a t il un besoin impérieux de se positionner et dans ce but il utilise la relation à l’autre, l’expression de ce qu’il a au plus profond de lui même ? … je ne penses pas qu’il s’agisse d’un problème à résoudre mais plutôt d’une définition que l’on veux poser à priori de l’homme, d’un choix d’une vision, d’un point de départ plutôt qu’un aboutissement.


"Le besoin de relations"   


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