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La notion de temps chez l’animal et chez l’humain

Avec la notion d’espace, la notion de temps est une grandeur qui joue un rôle primordiale dans la représentation de la vie quotidienne.

Contrairement à la notion d’espace que tout être vivant capable d’émotions et susceptible  d’acquérir par sa propre expérience, la notion de temps est le fruit d’un apprentissage. On n’apprend pas aux enfants à apprécier l’espace, ils le découvrent, par contre on leur apprend le temps. Avant/après, hier/demain, matin/soir, puis les jours, les heures, lire l’heure, les dates, …

On pense apprendre le temps aux enfants, mais en fait on leur apprend la chronologie et les relations de dépendances causales.

La cause précède l’effet, donc elle se place avant. L’effet suis la cause donc il se place après. Le temps n’est que l’enchainement chronologique des événements qui  se positionnent les uns à la suite des autres dans des relations de dépendances.

En ce sens le temps n’est pas une grandeur que l’on peut appréhender , mesure. Quand on dit « nous sommes en 2020 » ceci ne marque pas un temps mais une durée, la mesure de l’écart qui nous sépare d’une origine qui est la naissance (supposée) de Jésus Christ . Ce que nous appelons « temps » est toujours une durée entre un point origine et un point destination. Cette durée se mesure toujours à partir d’un étalon référant comme la rotation de la terre autour du soleil pour les année ou la rotation de la terre sur elle même pour les jours. Cet appel à deux références distinctes pour mesurer les années et les jours induit que le « temps » des années n’est pas le même que le « temps » des jours. On est alors obliger d’introduire un correctif tous les quatre ans (29 février) pour presque rétablir, la cohérence de ces deux temps.

Le temps ne peut s’appréhender et la durée se mesure par rapport à un étalon référent dont la mesure absolue ne nous est pas connue. La terre tourne sur elle-même en un jour n’est pas une mesure, mais une définition. Nous ne savons pas définir dans l’absolue le temps que met la terre pour faire une révolution autour de son axe, sauf à la mesurer par rapport à un autre étalon arbitraire dont on ne connaitrait pas la durée.

Le temps n’existe pas, et la durée est une valeur référentielles qui nécessite un étalon de référence.

Notons au passage que l’on pourrait faire le même raisonnement ave l’espace qui n’est pas une grandeur. Seule la distance est mesurable mais toujours en référence à un étalon arbitraire (mètre, année lumière, coudée … )

Dans la mesure ou le « temps » est un système de référence logique dans lequel c’est la relation de causalité entre les événements qui établit une chronologie il est du ressort de la « conscience cognitive » telle que définit dans la psychologie relativiste.

La grande différence entre la perception du temps (et de l’espace) par l’animal et l’homme est que pour le premier elle est instinctuelle, globale, émotionnelle, alors que pour le second elle est réfléchie, analytique, cognitive.

L’animal vit à travers ses émotions, et l’homme à travers ses émotions sublimées dans sa raison.

Il n’est pas toujours facile pour nous humain de nous « représenter » le temps. C’est ce que nous avons vu précédemment car nous sommes encore imprégné de la vison de Newton dans laquelle le temps est un réceptacle universel dans lequel se déroule notre vie. C’est une vision religieuse, transcendantale, du temps car celui-ci existe, alors, en dehors de l’homme. Le temps n’a pas besoin de l’homme pour exister, il lui pré existe.

Avec la disparition progressive du sentiment religieux dans la pensée les philosophes modernes ont modifiés leur vision du temps qui, dans l’ensemble, se rapproche de ce que nous avons développé plu haut.

En ce qui concerne la notion de temps chez l’animal il nous est extrêmement difficile de nous la représenter car par sa nature émotionnelle elle échappe à toute représentation structurée et codifiée.

Pour un animal le temps existe mais sans le passé et sans le futur. L’animal se vit au présent. Ses souvenirs, ses éventuelles et rares anticipations ne sont pas, comme pour nous organisés dans une chronologie ou des relations causales, mais comme un ensemble universel ou tout existe en même temps. C’est sans doute la vision du monde que doit avoir un nourrisson avant le développement de sa conscience cognitive, un monde ou souvenirs, vécu présent, se mélangent sans être hiérarchisés dans un temps. Ceci n’empêche ni l’apprentissage (puisque les souvenirs existent),  ni une certaine , mais très faible, capacité de projection causale dans ce que nous appellerions futur, mais l’animal vit ses souvenirs au présent sans organisation temporelle. Pour lui tous les jours sont aujourd’hui. C’est une expérience que nous pouvons faire :

Si on pense à un événement passé, qui nous est arrivé, en fouillant dans notre mémoire, on revit ce souvenir au moment ou il nous revient en mémoire, c’est à dire dans le présent … exactement comme un animal ou un nourrisson. C’est par une « gymnastique » de mémoire, par des référentiels temporels que nous classons les événements dans une chronologie. L’homme est un animal qui structure ses souvenirs, organise sa pensée en définissants des relations logiques de causalité entre eux.

PS : A noter que chez l’animal la notion de temps comme la notion d’espace ne sont pris en charge par aucun système de représentation formalisé. Les deux se confondent dans une approche globale régie par l’émotion et l’intuition.

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