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Dans la nature la notion de responsabilité est pratiquement inexistante. Il existe bien des relations de dépendances entre parents et descendants, entre individus d’un même groupe, mais on ne peut dire si elles sont fondées sur une volonté consciente ou sur un atavisme lié à l’espèce. Le caractère stéréotype des comportements donne plus à penser à l’atavisme sans éliminer totalement le développement d’un certain niveau de conscience cognitive dans certains cas

responsabiliteDans l’espèce humaine, la notion de responsabilité se confond avec la notion de devoir. Dans une société organisée les individus sont liés par un pacte de solidarité réciproque. Cette solidarité se concrétise par des droits et des devoirs. Les devoirs de chacun servent à permettre aux droits des autres d’être remplis.
Chaque individu de la société a donc, via ses devoirs une responsabilité envers les autres.
Ces droits et ses devoirs sont résumés dans des lois qui fixent les comportements admis ou réfutés et constituent un code pratique reconnus par la société ( même si une minorité d’individus peuvent être en désaccord avec elles ). La loi ne parle pas de bien ou de mal, de juste ou d’injuste. Elle fixe des règles et suppose que ce qui est conforme aux règles et du domaine du juste.
Ces droits et ses devoirs dépendent également des visions morales développées dans notre culture. En France elles sont principalement issues de la morale Chrétienne, mais les morales issues des autres religions ne sont jamais en désaccord profond avec elles.
Il existe bien des désaccords entre la loi et la morale et nous connaissons tous des comportements parfaitement légaux et parfaitement immoraux.
Dans nos sociétés, la loi prime sur la morale en ce qui concerne les comportements et les actes. Au niveau des individus la conscience morale s’exprime dans la liberté de penser.
La notion de morale, elle même, n’est pas aussi simple qu’il y paraît. On peut ; grosso modo, définir deux niveaux de conscience morale.
La conscience collective, issue de la culture collective, qui traite de la vision collective de la morale. C’est une notion assez vague, jamais écrite donc non contestable. Elle représente le mode de fonctionnement souhaité de notre société, le mode de rapport espéré entre les individus . Elle définit, en fait, comment chaque individu souhaite que les autres se comportent vis à vis de lui.
S’ajoute à cette morale collective une morale personnelle, propre à chaque individu, qui représente sa position personnelle par rapport à la morale collective. Elle définit, en fait, comment chaque individu va se comporter vis à vis des autres.
Inutile d’insister sur le fait que la morale personnelle est bien souvent en opposition à la morale collective.

Ces principes, sur lesquels se fonde la notion de responsabilité sont de nature éminemment subjective.
La loi est une vision subjective du bon fonctionnement d’une société, objectivée dans un texte écrit et donc opposable. Elle présente bien des caractères conjoncturels et chaque majorité parlementaire ne se prive pas d’édicter des nouvelles lois favorables à leur électorat ou à leur stratégie politique. C’est une majorité, et non une unanimité, qui établit la constitution et les lois. Elles présentent les inconvénients de toute démocratie, elles sont voulues par une majorité, mais s’appliquent également aux opposants. Elles présentent le grand avantage de faire, selon l’expression, « force de loi » et d’ être une référence unique. Sans lois pas de société.
La morale, sous ses divers aspects, est également une vision tout à fait subjective des rapports humains. Le plus souvent issues des grandes religions, elle s’appuient sur des écrit fait par on ne sais qui, dans on ne sait dans quel contexte , relayés de nombreuses fois … et qui n’ont de valeur réelle que pour ceux qui y croient. En France, des préceptes Chrétien, revus par l’idéal révolutionnaire, diverses écoles philosophiques, l’idéal communiste, mai 68, et autres. Un simple consensus mou et imprécis et conjoncturel, sans aucune réalité objective.

C’est sur se socle, pour le moins, chaotique que se bâti notre notion de responsabilité. Celle ci n’est donc pas une valeur « à priori » . La loi nous impose des contraintes, la morale nous crée des obligations, que nous nous construisons sur des bases pour le moins discutables. Alors que les contraintes sont librement acceptées, les obligations sont un poids non conscient qui nous pénalise. ( voir l’article Obligations, containtes, et nécéssités )
Prendre conscience de ses obligations, c’est les transformer en contrainte et ainsi mieux les comprendre, mieux les accepter, en fixer les limites. Il n’y a de responsabilité que celles que nous fixe la loi ( généralement légères ) et celles que nous nous fixons ( les plus lourdes )
La grosse problématique des obligations morales c’est qu’on les cerne mal et qu’on ne peut définir les limites de nos responsabilités. Jusqu’où doit on aller pour aider un ami dans le besoin ? Jusqu’où aller pour aider un proche ? Ou se situent les limites entre responsabilité, abnégation et sacrifice ? Sans doutes les mêmes qu’entre relation empathique, relation fusionnelle partielle, relation de fusion totale.
Il appartient à chacun de fixer librement et en toute conscience les limites de son engagement.
Que, qui veuille aller au sacrifice, aille au sacrifice, mais que ce soit en pleine conscience, comme un mode de vie, comme un objectif qu’il se fixe … et non pas comme une fatalité qui lui tombe sur la tête.
Un autre fera le choix de limiter son engagement au respect de l’autre, mais aussi de sa propre personne.L’engagement cessera lorsque l’intégrité de sa propre personne sera menacée. Aider, oui, se sacrifier, non.
Un autre, encore, choisira le service minimum, respect des contraintes de la loi, sans crainte de subir l’opprobre de personnes qui auraient peut être agit comme lui placés dans la même situation.

En l’absence totale de référence, aucune de ces options n’est critiquable. Il n’y a pas ( hormis la loi ) de normes qui pourraient permettre un jugement. Ce qui importe est que chacun agisse en pleine conscience, sans pression autre que celles qu’il s’impose. Que chacun fixe les limites de ses responsabilité en toute liberté, en homme libre !

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