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La certitude, mère de tous les abus

Nous avons vu dans un article précédent comment l’incertitude était source d’angoisse pour l’être humain et combien il recherchait la certitude pour se sécuriser.

Cependant, l’excès de certitude à également des cotés pervers.

La certitude est l’assurance pleine et entière de l’exactitude de quelque chose.

Comment se forgent les certitudes ?

Elles sont le fait d’une conscience rigide. C’est à dire que les relations causales entre les images mentales qui peuplent la mémoire sont sans nuances. La causalité est brute et sans possibilité de négocier. La vision du monde est manichéenne, en blanc ou noir. Non seulement les opinions sont tranchées, mais toutes nouvelles situations vue à travers ce filtre sont vécues sur le même mode. La conscience se construit, ainsi, sur ce schéma simplement binaire.

Cette rigidité de la conscience ne peut accepter la nuance sans se mettre en porte à faux, sans se mettre en danger, sans être déstabilisé. Sur une situation, un discours, une idée, qui pourrait remettre en question sa vision schématique du monde, cette individu préfèreras la nier que de ce remettre en cause. Il se réfugie donc dans ses certitudes pour mieux se protéger dans une position narcissique et paranoïaque.

Les certitudes sont-elles d’origine innée ou acquise ?

Elles sont acquises et forgées par l’environnement. Existe-t-il des terrains privilégiés à cette rigidité ? c’est vraisemblable mais pas établit. Par contre il est certain que l’éducation, le milieu est le vecteur de cette vue simplificatrice. Un argument pour privilégier la rigidité acquise est que de nombreux individus ont une grande rigidité dans certains domaines (la religion par exemple) tout en gardant une certaine ouverture d’esprit dans d’autres domaines. Ceci indique que cette rigidité de pensée est plus due à une interaction avec l’environnement qu’a une prédisposition structurelle.

La religion et les certitudes

Il est avéré que la croyance religieuse est essentiellement apprise. Le besoin de religion, de certitudes existe en chacun d’entre nous (par besoin de sécurisation, de références simples et intangibles) mais c’est dans un milieu Catholique que l’on devient Catholique, dans un milieu Musulman que l’on devient Musulman … etc. etc.

Mais la religion détermine des certitudes, « le dogme ». Si on croit en dieu, on est bien obligé de croire en ses règles et ses commandements. A la question : « les religions sont-elles compatibles avec la république ? » on doit, en premier lieu répondre par la négative. Suivre les lois de dieu assure son éternité, alors que les lois de la républiques ne vous protège que le temps d’une vie.

Pourtant de nombreuses religions arrivent à coexister avec des lois républicaines. C’est parce que les lois de dieu (qui dans mes croyances ont été définies par des hommes) sont très proches des règles du « vivre ensemble » définies dans les divers modèles de sociétés. Aider les plus faibles, ne pas nuire aux autres, ne pas accaparer leurs biens, … tout ceci est commun aux lois divines et aux lois des hommes. Sauf sectarisme effréné les religions peuvent se vivre en république. Naturellement si des religieux s’attachent non aux dogmes fondamentaux sensés venir de dieu, mais à des rites développés par l’usage dans les églises (chants religieux, communion, confession, voile, ne pas manger de porc, messes, shabbat, kippa) alors l’accord avec la république peut être en défaut. Venant de gens très religieux qui prennent ces rites pour des dogmes incontournables, l’opposition peut être très violente.  

La radicalité

C’est encore une autre façon de voir les certitudes. La raideur des opinions peut se produire dans bien des domaines, elle forme le lit, notamment, des idéologies. La pensée communiste, finalement assez proche des morales religieuse, a causé des ravages quand des idéologues radicaux s’en sont emparés. En URSS, en Chine, à cuba, le parti communiste, la dévotion radicale au « parti » à supplantée le respect des humains. Évidement l’idéologie Nazi est l’archétype de la radicalisation aveugle et incontrôlée. Daech et les groupes terroriste Musulmans ont commis nombre d’atrocités au nom d’une lecture littérale du Coran. Bien sur les leaders de ces mouvement ne sont pas toujours des psychorigides, mais plutôt des narcissiques qui utilisent l’arme de la radicalité pour manipuler les foules et assouvir leurs besoins de domination

Conclusion

La certitude est le travers qui justifie toutes les actions, même les plus horribles. Sans le doute tout est possible, tout est permis. Le sentiment d’avoir raison, de détenir la vérité permet d’agir, en dehors de toute culpabilité, puisque on agit dans le sens de la vérité, de la raison, et, peut-on le croire pour le bien de tous. En ce sens les religions, les idéologies peuvent pousser à l’excès.

Cette attitude psychorigide qui découle du sentiment de certitude pousse au développement d’un comportement narcissique qui contrarié peut aboutir à une forme de paranoïa.

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