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Donnons quelques exemples pour illustrer l’utilisation du modèle proposé

DE LA FUSION A L EMPATHIE

L’amour à travers les âges

L’amour est l’un des sentiments les plus mis en avant dans la littérature, le cinéma, le théâtre, qu’il s’agisse de drames ou de comédies. Il est considéré comme universel, souvent passion, rarement raison. Penchons nous sur ce sentiment avec l’éclairage de notre modèle.
Dès son plus jeune âge, l’enfant est amour. Un amour fusionnel, généralement pour sa mère, ses proches, et surtout ceux qui s’occupent de lui et dont son destin dépend. C’est un amour qui n’a pas vraiment d’objet identifié consciemment, il est absolu, sans règles ni limites.
Avec le développement de la conscience cognitive, l’amour prend un tour plus concret, les objets sont identifiés, la relation reste cependant encore très fusionnelle. Petits à petits d’autres objets d’amour entrent en jeu et la fusion originelle s’affaiblit
Avec l’adolescence les objets d’amour se multiplient, toujours bien sur la famille, mais également les copains d’école, du sport…
A la puberté un nouveau paramètre intervient : la sexualité. L’objet d’amour, le besoin de fusion, et l’instinct reproducteur se mélangent un peu. Les premiers amour sde l’adolescence, restent peu sélectifs, le besoin de fusion prime encore sur le besoin de l’autre, sur le choix de l’autre. C’est l’époque paradoxale des amours passions, absolus, mais qui ne durent pas . Le besoin de relation éternelles, d’engagement sans limites (affectifs ou idéologiques) est sans cesse bousculé par le désir d’évoluer, de s’affirmer, de se créer son identité.
A l’âge adulte le sentiment se partage entre la relation fusionnelle et la relation empathique. L’idéal et le réalisme s’entre choquent.
En vieillissant les amours s’assagissent, le besoin fusionnel s’atténue, la relation devient empathique, le « je ne peut pas vivre sans toi » fait place à « en cas de coup dur, je suis à tes côtés ». L’amour devient raison, la fusion fait place à l’entrelacs des vécus historiques.

Vieillir c’est se détacher du besoin des autres pour se retourner vers soi ( … ce que Bouddha appelait la sagesse)

Le deuil

Encore un événement marquant dans toutes les vies, le deuil est la perte d’un être cher, soit par son décès, soit par son absence (le deuil pris au sens figuré – perte d’une position sociale – ne ressort pas exactement du même mécanisme).
Le deuil se traduit par un sentiment d’absence, de vide, qui peut passer au néant, à la perte du sens des événements et des choses, à la dépression.
Que perd on vraiment lorsque l’on perd un être cher ? Nous manque t il ? Que nous manque t il ?
Notons, tout d’abord, que plus la relation était fusionnelle, et plus le deuil est sévère, plus le sentiment d’absence est fort. Ce qui amène à penser que ce n’est pas tant l’autre qui nous manque (après tout on passait de grand moment sans sa présence sans en être traumatisé) que l’ensemble des projection que l’on faisait sur lui dans la relation de fusion. Nos vies, nos pensées, nos univers, était si étroitement confondues que la perte de l’autre est aussi la perte d’une partie de soi-même. C’est cette perte qui manque le plus. Pour être cynique, un être cela se remplace, un vécu commun, c’est plus difficile. Il faut réapprendre, reforger les structures de la conscience dans un nouveau vécu, il faut en partie ré-apprendre à être soi.

Le maitre et l’élève

Quelles sont les qualité requise pour être un bon enseignant ? Cela dépends des élèves dont on a la charge.
Dans les petites classes, l’enfant est encore totalement au stade ou sa conscience cognitive est peu développée, et ou toutes ses relations se ferons sur un mode fusionnel.
C’est ce type de relation qu’il voudra vivre avec son maitre. Il travaillera pour faire plaisir à son maitre. L’enseignant devra être attentif à positionner ses comportements selon un mode affectif fusionnel, c’est ainsi qu’il retiendra l’attention et la participation de ses élèves
A l’adolescence l’ado vit sur un mode mélangé de relations fusionnelles et empathiques. C’est un mode de vécu réel idéalisé. Il à besoin de vivre « l’absolu » d’être transcendé dans le romanesque. L’enseignant devra être un passionné de sa discipline, il devra communiquer cet élan, cette passion à la classe pour gagner l’adhésion de ses élèves.
Les élèves travaillerons s’il peuvent se laisser emporter par une passion.
Dans l’enseignement supérieur, les élèves ont acquis une certain maturité, il veulent apprendre pour eux, pour leur avenir. Ils demandent à l’enseignant compétence, pédagogie, la capacité à transmettre son savoir.

LA CONSCIENCE COGNITIVE

L’enfant et la mal des transports

On admet que le mal des transports est relié à une difficulté à ce positionner dans un espace en mouvement. C’est fréquent chez les enfants, et généralement cela disparaît à l’âge adulte. On peut y voir une faiblesse de la conscience cognitive en formation qui doit assurer le positionnement spatio-temporel. Avec le renforcement de la conscience cette faiblesse disparaît.

Les souvenirs d’enfance

Les souvenirs se forment principalement dans les couches les plus formalisées de la conscience cognitive. Dans leur plus jeune âge, les enfants vivent surtout sur un mode émotionnel affectif, et il faut attendre 3 ou 5 ans avant que la conscience cognitive soit suffisamment élaboré pour enregistrer les événements et en faire des souvenirs

L’enfant et le second degré

L’humour au second degré est peut accessible aux enfants. Il faut une structure de conscience déjà complexe pour faire la pirouette entre ce qui doit être interprété au premier ou au second degré. Ce n’est qu’a partir de 8 ou 10 ans que les enfants seront capable de cette gymnastique.

L’homme et l’animal

On peut envisager la différence fondamentale entre l’homme et l’animal comme la capacité ou non à construire une conscience cognitive solide et structurée.
Si on considère la conscience comme un « continuum » graduel croissant entre l’état de conscience émotionnel et l’état de conscience totalement formalisée, on pourrait dire que l’animal vit surtout sur les niveaux inférieur de la conscience (un peu comme les petits enfants) alors que l’homme peut développer les niveaux supérieurs de conscience. C’est le niveau de population des divers niveaux de la conscience qui définira quel animal est le plus proche de l’homme.

 

LA COMMUNICATION INFORMELLE

 

La communication « gestuelle »

Elle est spontanée, correspond à l’expression de nos ressentis à partir de gestes, d’attitudes corporelles, de mimiques, d’onomatopées, de manifestations somatiques (transpiration, larmes,). Ce sont des expression qui échappent la plus part du temps à notre contrôle, mais qui n’en sont pas moins des mécanismes d’échange, de communication et de positionnement. Ses codes nous échappent mais sont cependant analysables, répertoriables,  et classifiés.

La première impression

Lorsque l’on rencontre une personne pour la première fois, avant tout échanges formels ou verbalisé nous sommes envahi par un sentiment immédiat que l’on appelle « la première impression ». C’est une évaluation rapide, intuitive, de ce que peut être cette personne, de ce que pourraient être nos relations avec elle, un sentiment  de proximité ou de distance. Il s’agit d’un phénomène de perception, de ressenti qui échappe à toute analyse critique logique, à tout échange verbalisé, à toute approche purement cognitive. Ce ressenti est le résultat d’une perception inconsciente (ou du moins d’un niveau de conscience plus archaïque, moins formel). C’est un échange qui défie les codes traditionnel de l’échange codifié et formalisé, une communication dont les codes (bien qu’ils existent certainement) échappent à notre contrôle. Cette « première impression »  et souvent la bonne, mais pas toujours. Une fréquentation ultérieure de la personne précisera cette impression, nous donnera les clés d’une analyse critique qui viendra confirmer ou infirmer ce premier ressenti.


"Exemples"   


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