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Nous avons défini le modèle de l’homme communicant et en nécessité d’enrichir sa conscience cognitive pour prendre son identité et gagner son sentiment d’exister.
Il va utiliser pour cela les deux « couches » de sa conscience, émotionnelle et cognitive définies précédemment. (*)
Voyons maintenant comment au cours de sa vie l’individu va acquérir cette identité à laquelle il est tant attaché (puisqu’il en a besoin pour vivre, pour être )

mettons en parallèle deux modes de relations et de vécu :

La relation fusionnelle dans laquelle deux individus mettent en commun une partie de leur vécu pour ne faire qu’un. Dans cette partie commune du vécu les individus perdent leur autonomie. Ce vécu est empreint d’idéalisme, d’absolu, de romanesque et d’inter dépendance.
La relation empathique dans laquelle chaque individu garde sa propre autonomie et, ou le vécu commun est fait de négociation et de compromis. C’est un vécu empreint de réalisme, de pragmatisme et de liberté

Au début de sa vie, l’homme (nourrisson, bébé) vit essentiellement de sa conscience émotionnelle. Sa conscience cognitive, sinon vierge, est très peu peuplée. Ses expériences du monde extérieur son « hyper limitées », et sa conscience peu structurée. Il va vivre sur le mode émotionnel et ressentir les événement sans capacité de les analyser, de les critiquer, de les formuler. Son expression sera aussi limitée que sa conscience cognitive. Il pourra pleurer, s’agiter, bailler, parfois sourire (après quelques mois) pour manifester ses états d’âme, mais rien de bien formalisé.
Sa relation au monde extérieure ne se fera pas sur un mode cognitif mais plutôt instinctif. Elle sera de type pratiquement uniquement fusionnel (seul mode d’échange autorisé en l’absence de représentations logiquement organisées). Il vivra en osmose avec son milieu, très dépendant de sa mère (ou de qui va s’occuper de lui, relationner avec lui, ou simplement sera présent). Cette relation fusionnelle à la mère, sans doutes survivance de la relation foetale (c’est une simple hypothèse) ne lui permet pas de se différencier, de prendre son identité. Le bébé va vivre à travers sa fusion à l’autre. Il n’a aucune autonomie.

Au fur et à mesure de ses expériences, l’enfant va enrichir sa conscience cognitive. Il va notamment prendre son indépendance spatiale en apprenant (souvent à ses dépends) à se positionner dans l ‘espace vis à vis des objets qui l’entourent. Sa conscience du temps (hier, aujourd’hui, demain) viendra un peu plus tardivement. L’école joue un rôle majeur dans ces apprentissages. Au fur et à mesure de la formation de sa conscience cognitive l’enfant va se dégager de sa fusion originelle pour se projeter dans d’autres relations du même type (maitre ou maitresse, copains copines, grand parents …). Tout en restant fusionnelle, la relation se distant puisqu’elle trouve d’autres points de fixation et surtout un multiplicité de fusions.

Progressivement, en parallèle avec les epériences vécues, la formation de la conscience cognitive les relations vont se transformer. Les fusions se multiplient (bande de copains, passions et hobbies, …) et le mode de vécu fusionnel fait petit à petit place à un vécu relationnel qui laisse plus d’indépendance, d’autonomie, d’identité, à l’enfant. C’est un processus très lent et parfois douloureux. Le mode fusionnel traduit chez l’enfant ou l’adolescent un besoin régressif de sécurisation, un refuge, mais il aliène sa prise d’indépendance. Le nouveau mode relationnel est , lui, anxiogène mais libératoire. Notre adolescent va osciller entre ces deux mondes et c’est en jugeant (ce qui bien difficile) de l’importance relative de chacun des types de relation que l’on pourrait juger du degré de maturité d’un individu.

Les premier émois, les premiers amours, seront de nature fusionnelle, sans trop de sélectivité (fusion avant tout!) et l’amour se transformera avec le temps et avec l’âge dans un relation empathique (au grand dam des irréductibles romantiques immatures)

Le processus va se poursuivre, cahin-caha, la conscience cognitive s’enrichir et se structurer. Notre être, en devenir, va progressivement prendre son identité, devenir adulte.
La relation aux autres devient de moins en moins fusionnelle et de plus en plus empathique au fur et à mesure que l’âge avance et que la vieillesse s’installe.

La conscience cognitive de l’enfant, perméable, malléable, fait place à une conscience cognitive plus rigide et moins ouverte aux nouveautés.

Dans la vieillesse, la conscience cognitive se rigidifie, se fige (je n’ose pas dire se sclérose!). Le vieillard s’isole des autres, perd le besoin de communiquer, c’est la fin d’un cycle !

(*) Précision que la vision de la conscience comme composée de deux « couches » et bien sur tout à fait réductrice et simplificatrice. C’est un artifice pédagogique pour permettre une compréhension plus facile de la structure de notre conscience.
Un individu n’est jamais constitué d’entités distinctes en interaction. Un individu est un tout et le processus analytique de le découper en morceau pour le comprendre n’est qu’une schématisation pédagogique.
Pour moi, conscience émotionnelle et conscience cognitive ne sont qu’un tout dans lequel les représentations mentales sont plus ou moins élaborées, plus ou moins formalisées, plus ou moins codifiées dans symbolisme échangeable avec les autres.
La conscience est un « continuum » de représentations allant du moins formulées au plus formulées. Echanger, c’est bien, être compris c’est mieux. C’est pourquoi la communication se fera surtout (mais pas que) grace aux représentations les plus construites, codifiées dans un langage que les autres pourront percevoir et interpreter. Les autres représentations moins codifiées pourront être susceptibles d’échanges mais plus sur le mode du « non-dit » ou de la communication plus intuitive et émotionnelle


"Développement de la conscience"   


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