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Croyance au Père Noël et âge mental

On n’a pu montrer, en psychologie relativiste, comment au fur et à mesure de la formation de la conscience cognitive l’enfant passait d’une relation fusionnelle à son environnement à l’adolescence avec un développement de la conscience cognitive. (le mécanisme de formation de la conscience cognitive par formalisation des émotions a été décrit par ailleurs).

Il est intéressant de constater comment la croyance au mythe du « père noël » évolue avec le développement de la conscience de l’enfant telle que décrite par la psychologie relativiste.

Dans la première année la conscience cognitive de l’enfant et « embryonnaire » et même sa conscience émotionnelle est peu riche. Il vit dans son présent dans un univers indéfini, avec comme seul repère ses échanges intuitifs, émotionnels avec ses proche. La notion de « père noël » avec sa légende ne peut même pas être envisagée.

Les années suivantes (environ 1 à 3 ans) Les parents tentent d’apprendre à l’enfant cette notion. Mais celle-ci passe mal et le petit enfant, tout à son échange émotionnel, fusionnel, avec ses parents, ne fait pas vraiment de différence entre son environnement quotidien et l’histoire qu’on lui raconte.

Au fur et à mesure que l’enfant développe sa conscience cognitive, qu’il commence à prendre une petite autonomie, qu’il commence à établir une distance entre ses proches et lui, qu’il acquière un début d’identité, il commence à être capable de former sa propre histoire. Il peut alors intégrer le mythe du « père noël » comme un personnage en soi, comme un être, certes magique, mais ayant sa propre existence en dehors de tout contexte familial. C’est la période ou l’enfant croit vraiment au « père noël ». Il en adopte le mythe avec le rouge, la barbe blanche, les rennes … et bien sur les cadeaux !

En grandissant l’enfant développe son autonomie (encore bien partielle), sa capacité de réflexion, son analyse critique. En fonction de son degré d’autonomie (vers 6à 8 ans) et du forcing des parents (tellement content de garder ce lien fusionnel avec leur « bébé »), le doute commence à s’insinuer dans son esprit. L’histoire du personnage qui passe par la cheminée et porte en une nuit des cadeaux à tous les enfants du monde parait un peu bizarre (surtout que ses parents lui font donner ses anciens jouets pour les enfants qui n’auront pas de noël). Mais compte tenu des avantages il préfère nier ses doutes et jouer le jeu de « j’y crois ». Cette position ambiguë, accentuée par les échanges avec ses camarades plus matures, peut durer un certain temps. L’enfant passe du « j’y crois » à « je doute mais j’y crois » et enfin au « j’y crois pas mais je fais comme si »  

Lorsque, enfin, les parents révèlent à leur enfant la « terrible vérité » il s’avère que celui-ci n’est pas vraiment étonné car il le savait déjà.

La croyance au « père noël » est un excellent marqueur (compte tenu du contexte familial) de l’autonomie d’un enfant, de son niveau de maturité, de ce que l’on pourrait appeler son âge mental. D’ailleurs on dit d’un adulte naïf et peu mature : il croit encore au père noël !

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