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Alzheimer, la dé-construction de la conscience

Il existe deux modes principaux de représentation du cerveau et de ses productions

  1. Le modèle biomédical qui s’intéresse à l’organe lui-même et à son fonctionnement (Lobes, hippocampe, hypothalamus, irrigation, dopamine, endorphines, …). C’est le domaine de la médecine et de la psychiatrie.
  2. Le modèle psychologique, adopté par les psychanalystes, les psychologues, et qui s’intéresse aux productions du cerveau et donc à la notion de conscience à travers les concepts de complexes, psychopathologies,…

Le premier modèle semble, a priori, plus efficaces puisque, des traitements plus courts et moins couteux obtiennent des résultats plus rapides et prennent en compte les mêmes pathologies que le second mais en incluant de plus l’Alzheimer, le parkinson, les AVC., les tumeurs au  cerveau Il est donc tentant de faire entrer la maladie d’Alzheimer dans le modèle psychologie et plus précisément dans celui de la psychologie relativiste.

Rappelons le schéma de construction de la conscience chez l’humain.

  1. A la naissance le cerveau du nourrisson est quasiment vierge et n’est peuplé principalement que des informations nécessaires au fonctionnement de l’organisme, soit des fonctions de respiration, digestives, circulatoires et de  contrôle musculaire. C’est une sorte d’inné indispensable à la survie du nouveau-né, une forme de conscience « organique ».
  2. Par auto apprentissage le bébé va intégrer de nouvelles connaissances comme la distanciation entre lui et les objets de son environnement, le goût, le plaisir et la souffrance et commencer à intégrer la notion d’espace (surtout dès qu’il va marcher).
  3. Ultérieurement l’enfant va apprendre par mimétisme un certain nombre de valeurs simplistes comme le contrôle des sphincters, la récompense, le refus, les rudiments de comportements sociaux. C’est le début de la création de la conscience émotionnelle, du vécu fusionnel, et de la reconnaissance de ses proches.
  4. Vient ensuite une phase d’apprentissage dirigé (une forme de « dressage bienveillant » par les parents et les éducateurs) pour intégrer des valeurs morales, la notion de temps, la manipulation pour arriver à ses fins . C’est le début de la création de la conscience cognitive.
  5. Les informations cognitives, au fur et à mesure des expériences, vont « s’empiler » les unes sur les autres, chacune dépendant des informations précédemment acquises, pour former le réseau de la conscience dans lequel les information les plus anciennes s’estompent au profit des informations les plus récentes.

Étudions maintenant le mécanisme de la disparition de la conscience dans la maladie d’Alzheimer.

  1. Dans un premier temps ce sont les informations les plus nouvelles qui sont « oubliées ». Le malade ne se souvient plus de ce que l’on vient de faire ou dire, mais il conserve l’ensemble de sa mémoire.
  2. Puis le malade perd la notion de beaucoup d’éléments qu’il a appris dans le passé mais se souvient encore des souvenirs très anciens. Il confond souvent les événements récents avec les souvenirs de sa jeunesse, il prend par exemple la fille pour la mère qu’il a connu jadis. C’est la déconstruction progressive de la conscience cognitive.
  3. C’est enfin la conscience émotionnelle qui est attaquée, le malade ne reconnaît plus ses proches, conjoints, enfant, frères et sœurs. Les reconnaissances non cognitives ne marchent plus.
  4. Enfin ce sont les fonctions organiques qui sont altérées notamment les dernièrs apprises (contrôle des sphincters) et enfin les fonctions fondamentales disparaissent. D’abord la déglutition, enfin la respiration. Le malade en est au stade du  décès.

On fait alors la remarque suivante : Dans la maladie, les fonctions mentales, les éléments de conscience disparaissent dans l’ordre inverse de celui dans lequel elles se sont créés. Comme si la conscience se construisait en empilant des couches sur des couches et se détruisait en « effeuillant la marguerite de la conscience » des couches supérieures au plus basses.

Ceci  n’est ni une proposition d’un mécanisme de la maladie d’Alzheimer, ni une approche à visé thérapeutique, mais elle est un premier pas dans l’intégration de cette maladie au schéma général de la psychologie relativiste.

Comme on le dit « c’est le premier pas qui coute ! »

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